Radicalisme et extrémisme violent : Une formation à l’attention des jeunes et femmes de macina, kokry et kolongo

Notre pays est secoué depuis 2012 par une crise multidimensionnelle. Cette insécurité qui s’est installée frappe de plein fouet le Cercle de Macina. Macina est une zone stratégique et une zone agricole par excellence. La détérioration du climat social joue sur les activités agricoles de la zone car limitant la liberté de mouvement des populations. Face à l’insécurité grandissante dans la zone, l’ONG communauté agriculture santé éducation au Sahel (Case-Sahel) en partenariat avec le Fonds d’appui aux moteurs de changement (FAMOC) et l’ambassade royale du Danemark a initié des sessions de renforcement de capacités des jeunes et femmes des Communes rurales de Macina, Kokry Centre et Kolongo sur le radicalisme et l’extrémisme violent.

 

Les sessions de formation regroupant 135 personnes, soit 69 jeunes et 66 femmes rentrent dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la consolidation de la paix et à l’engagement civique des jeunes. Il s’agit à travers cette activité de contribuer au renforcement de capacités des jeunes et femmes sur les conséquences et autres méfaits du radicalisme violent. Les participants étaient formés à mieux connaître le mode opératoire des extrémistes, leurs stratégies d’enrôlement afin de les éviter.

La formation a contribué aussi et surtout à établir une compréhension commune des concepts clés et des stratégies d’intervention prioritaires en ce qui concernent l’information et la sensibilisation des populations des communes concernées. L’atelier a permis de développer des approches pour bâtir la résilience à l’extrémisme violent et à entretenir une culture de la paix. Il s’agira de créer un réseau de personnes ressources pour sensibiliser et ou alerter les populations et faciliter le partage et la mutualisation continus d’expériences, de leçons et de bonnes pratiques dans le cercle.

Cette crise a accentué l’effritement des relations inter et intra communautaires dans la zone. S’y ajoute la méfiance entre gouvernants locaux et leurs populations. Pour le premier adjoint au maire de Kokry, Mahamane Cissoko, cette situation que vit le Cercle de Macina en général et sa commune en particulier est due d’une part à la mauvaise gouvernance et à l’injustice sociale. Ce qui a eu comme conséquence la frustration et le mécontentement des communautés qui sont victimes d’inégalités sociales.

Cissoko s’est réjoui de la présente session de formation qui a travaillé à conscientiser les jeunes pour le retour à la paix, à la réconciliation et à la cohésion sociale.

Le président du conseil communal de la jeuneuse de Macina, Ibrahim Amadou Tangara a plaidé pour la lutte contre le chômage des jeunes. Ce qui, de son avis, permettra de mettre fin à l’enrôlement des jeunes par les groupes radicaux. Il a, par ailleurs, exhorté les autorités à organiser une session de formation professionnelle en faveur des enfants déscolarisés de la zone.

Mme Maïssa Kontao venue de la Commune de Kolongo a assuré que la session a permis aux participants de réfléchir pour mettre un mécanisme en place pour un retour à la stabilité dans leurs différentes zones. Des recommandations ont été formulées. Il s’agit, entre autres, de la mise en place des comités de veille, la création d’activités génératrices de revenus pour les couches les plus vulnérables notamment les femmes et les jeunes, sensibiliser les groupes d’auto défense.

Mariam A. Traoré

Source : L’ESSOR

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