Mort de Baye Ag Bakabo: plus que deux acteurs de l’assassinat de G. Dupont et C. Verlon encore en vie

Paris a confirmé, hier vendredi, la mort le 5 juin de Baye Ag Bakabo, chef présumé du commando qui avait enlevé nos collègues de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, le 2 novembre 2013 à Kidal, dans le nord du Mali. Avec son décès, il ne reste plus qu’un membre du commando vivant, et un des présumés co-organisateur de l’enlèvement.

Le 5 juin ce sont les forces spéciales françaises qui ont mené l’opération contre Baye ag Bakabo et ses hommes alors qu’ils s’apprêtaient à attaquer la base de la Mission des Nations unies (Minusma) à Aguelhok. Mais il n’était pas, lui, spécifiquement ciblé selon Paris.

Ils étaient quatre à bord du pick-up utilisé pour enlever nos confrères le 2 novembre 2013 en plein Kidal, au Mali. Mais après la mort de Baye Ag Bakabo, Mahmoud ag Mohamed Lamine Fall, et Al Hassan Ag Toukassa, il n’en reste plus qu’un, un certain Hamadi Ag Mohamed.

Ce civil fait toujours partie de la mouvance jihadiste. Il travaillerait même avec Seidane Ag Hitta, l’autre personne encore vivante soupçonnée d’avoir joué un rôle majeur dans ce dossier. Seidane, un ancien de la Garde nationale, évoluait en effet en 2013 sous les ordres de l’émir Abdelkrim le Touareg (ou al-Targui), l’homme qui a revendiqué l’assassinat de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, et qui a lui aussi été tué en mai 2015 par l’armée française.

Seidane ag Hitta est un Touareg très influent dans la nébuleuse jihadiste de Kidal et le probable co-organisateur de l’enlèvement de nos confrères. Son nom est aussi associé au rapt des Français Serge Lazarevic et Philippe Verdon en novembre 2011. Il est depuis devenu le lieutenant de Iyad Ag Ghali le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Un homme qui compte donc dans la hiérarchie jihadiste.

L’année dernière c’est à ce titre, qu’il a négocié côté jihadiste avec Bamako la libération en octobre 2020 de Sophie Petronin et Soumaila Cissé contre 200 jihadistes présumés, détenus dans les prisons maliennes. S’affichant au grand jour auprès d’émissaire de Bamako, il en a retiré l’image d’un homme presque fréquentable. Un statut qui risque de compliquer le travail de la justice française…

 

RFI

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