Affaire d’« enregistrement illicite d’un appel téléphonique et d’injures grossières » : Oumar Mariko et ses deux coaccusés à la MCA

L’affaire « d’enregistrement illicite d’un appel téléphonique et d’insulte grossière » a finalement conduit le leader et socialiste Oumar Mariko, président du parti SADI et deux autres personnes à la maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA). Ils ont été placés sous mandat de dépôt par le tribunal de la commune IV du district de Bamako.

Ils étaient nombreux à rouspéter contre la décision de justice, lorsque l’ex-député de Kolondiéba, en l’occurrence Oumar Mariko, a été interpellé à la gendarmerie du camp I de Bamako. Qu’il s’agisse des membres du parti solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance(SADI), tout comme les militants de l’association des élèves et étudiants du Mali(AEEM), chacun a pu mouiller le maillot. Mais les juges, analysant la profondeur de l’infraction supposée être consommée, ont jugé opportun de mettre les incriminés en taule, en attendant le jugement proprement dit du dossier. Au camp I de Bamako, il a fallu des heures et des heures d’échange et d’écoute que l’ex-député a été finalement placé, courant le lundi 6 décembre 2021, en garde-à-vue par les éléments de la gendarmerie. Interpellé aux environs de 10h, il a fallu attendre, il faudra le rappeler, les environs de 15h pour annoncer aux Maliens que les présumés coupables des faits qui leur sont reprochés ont été finalement placé en garde-à-vue, le lundi dernier. C’est par la suite que le vétéran politique (M. Mariko) et ses deux coaccusés ont été entendus, le mardi 7 décembre, par le parquet du tribunal de grande instance de la commune IV de Bamako. Croyant que l’homme allait être certainement relâché, la déception a été finalement grande du côté des militants du Dr. Oumar Mariko. Après avoir été tous entendus, le parquet du tribunal de grande instance de la commune IV a décidé de placer toutes les trois(3) personnes sous un mandat de dépôt, ce même mardi 7 décembre 2021.Il convient cependant de retenir qu’Oumar Mariko, leader politique ; Bouba Fané, un activiste et Aboubacar Camara, un animateur sont poursuivis dans l’affaire pour « enregistrement illicite d’un appel téléphonique et injure grossière ».Aussi, doit-on le préciser, Oumar Mariko est poursuivi pour « injure grossière » contre le Dr. Choguel Kokalla Maiga, premier ministre de la transition .Quant à l’animateur Aboubacar Camara, ce dernier reste poursuivi pour « enregistrement illicite de l’appel téléphonique » qui aurait avoir lieu entre lui-même et le Dr. Mariko. Notons que les propos injurieux dont il est question dans l’affaire semblent être tenus lors d’une conversation téléphonique entre Oumar Mariko et l’animateur Camara. À travers l’échange téléphonique qu’il a voulu effectuer avec l’animateur, Oumar Mariko réplique aux propos tenus par le PM. Maiga. Lesquels propos démasquent le nombre de morts enregistrés parmi les élèves et étudiants de l’AEEM en date des années 1991, lors de la chute du régime du défunt président Moussa Traoré. De son côté, l’activiste Bouba Fané est plutôt poursuivi pour la diffusion dudit entretien téléphonique contenant d’insulte sur les différentes plateformes des réseaux sociaux. En attendant le jour du jugement que nous ignorons pour l’instant, l’enfant de Kolondiéba et ses deux coaccusés séjournent à la prison centrale de Bamako.

Mamadou Diarra

Source: LE PAYS

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