PROROGATION DE LA TRANSITION: L’Union Africaine propose 16 mois

L’Union Africaine a tenu sa 1057eréunion du Conseil de Paix et de Sécurité la semaine passée à Addis-Abeba en Éthiopie sur la situation actuelle du Mali. Elle a été sûre qu’on ne peut pas organiser les élections à la date indiquée, mais a invité les autorités de transition de mettre tout en place pour fixer les élections dans 16 mois au maximum.    

 

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine est prêt à accompagner les autorités de la transition afin qu’elles puissent préparer les élections dans les 16 mois à venir au plus tard pour que le pays puisse revenir à l’ordre constitutionnel. Lors de cette réunion, l’organisation a exprimé son soutien total à tous les efforts visant à créer les conditions nécessaires pour favoriser le retour à l’ordre constitutionnel au Mali y compris les efforts de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et de son médiateur, l’ancien président Goodluck Jonathan. ‘’ Le Conseil de  Paix et de Sécurité de l’Union Africaine appelle les autorités maliennes de la transition à respecter les décisions du CPS (Conseil de Paix et de Sécurité) et de la CEDEAO et à organiser des élections libres, justes, et crédibles dans un délai raisonnable à convenir par toutes les parties prenantes ; et souligne l’impératif d’une restauration rapide de l’ordre constitutionnel et démocratique dirigé par des civils qui est la feuille de route fondamentale pour la stabilité et développement durable au Mali et dans la région du Sahel’’, lit-on dans le communiqué final du CPS de l’Union Africaine.

Si l’on en croit le communiqué, l’UA félicite la proposition faite par la République algérienne démocratique et populaire d’accompagner la République du Mali et la CEDEAO sur la voie salutaire de la compréhension mutuelle et lance un appel aux autorités de la transition au Mali et à la CEDEAO pour qu’elles s’engagent ensemble dans cette initiative afin de traiter les points de divergence en suspens en vue de faciliter le retour du Mali à l’ordre constitutionnel dans un chronogramme approprié et réalisable ne dépassant pas 16 mois.

Le CPS de l’Union Africaine indique que la mise en œuvre des dispositions pertinentes des communiqués de la CEDEAO susmentionnés sera examinée par le CPS en liaison avec le résultat des efforts à déployer par l’Algérie. En se fiant au document, le CPS de l’UA exprime sa profonde inquiétude face à l’augmentation des violations des droits de l’homme et l’absence de mécanismes efficaces de protection des civils y compris des femmes et des enfants et demande instamment au gouvernement de mettre en place des mécanismes fiables et efficaces pour assurer la protection des civils en particulier dans les régions.

‘’ Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA condamne la poursuite de l’arrestation et de l’emprisonnement illégal de personnalités politiques et d’anciens dirigeants maliens par les autorités de transition et exige leur libération inconditionnelle, la protection de leurs droits humains inaliénables, la mise en place d’un processus judiciaire pour ceux qui sont accusés de délits conformément aux lois du pays’’, selon le communiqué.

Enfin, le Conseil de Paix et de Sécurité décide de demeurer activement saisi de la question jusqu’à ce que le Mali puisse faire son retour à l’ordre constitutionnel.

D SANOGO  

Source : LE COMBAT

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