Menace de sanctions de l’UE: non à l’impérialisme français

Au cours d’un point au ministère français de l’Europe et des affaires étrangères, ce lundi 8 novembre 2021, le patron de la diplomatie française a annoncé de possibles sanctions de l’Union européenne en soutien à celles de la CEDEAO, contre les membres de la junte au pouvoir au Mali pour non-respect du calendrier électoral.

«La France, comme l’ensemble de ses partenaires de l’Union européenne, soutient l’action de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Mali. Conformément aux conclusions du Conseil affaires étrangères du 18 octobre 2021, l’Union européenne travaille actuellement à la possibilité d’adopter des mesures restrictives, en soutien aux efforts déployés par la CEDEAO contre ceux qui entravent la mise en œuvre de la transition. Le Conseil affaires étrangères reviendra sur ce point le lundi 15 novembre 2021», a-t-il répondu aux journalistes Jean-Yves Le Dran.
Mais, pour les internautes, le non-respect du calendrier électoral n’est qu’un prétexte pour sanctionner nos dirigeantes pour leur refus d’être aux ordres. Pour eux, c’est les masques de l’impérialisme français qui tombe. Car, disent-ils, à travers cette mesure, on se rend compte que la CEDEAO, l’UA, l’UE et la France sont prêtes et d’accord pour sanctionner le Mali qui n’a pas respecté un calendrier électoral. Par contre, elles ne sont pas prêtes pour mettre fin au terrorisme dans le Sahel ou pour mettre fin aux troisièmes mandats sur le Continent.
C’est le sujet de votre Facebookan du jour.

Rovilo Teti : les mêmes scénarii qu’en Côte-d’Ivoire, quand le président Laurent Gbagbo était aux affaires, toujours se cacher derrière la CEDEAO et l’Union européenne pour sanctionner. Cette fois-ci, c’est poto.

Oumarou Sore : la CEDEAO, l’Union européenne sont prêtes pour sanctionner le Mali, mais pas prêtes pour en finir avec le terrorisme aux Sahel. Que les Africains se demandent pourquoi.

François Dijon Kouamelanfrankadijon : pour une élection présidentielle des pluies de sanctions ; est-ce que la CEDEAO peut prendre des sanctions contre un pays européen ? Pauvre Afrique, la France a peur de perdre le Mali.

Brice Cesar Adje : rien ne vous empêche de reprendre à visage découvert la colonisation. Rien ne vous empêche de reprendre l’esclavage, rien ne vous empêche de reprendre la traite négrière et les travaux forcés. Parce qu’imposer un calendrier électoral à un État dit souverain, ça ressemble trait pour trait aux fléaux que j’ai cité ci-dessus que vous avez infligés au peuple africain.

Omar Ousseini : pour une question de réciprocité, le Mali devrait aussi prendre des sanctions individuelles contre les Français au Mali.

Jean Nogbou Kouassi : est-ce que c’est le calendrier électoral de la France que les Maliens n’ont pas respecté ou bien? La France et la CEDEAO ne font plus peur, la Russie est là.

Yao Sylvain Koffi : vraiment, je n’arrive pas à comprendre ce monde. Le non-respect de la date des élections imposée pose problème à ces organisations ; mais les dictateurs sont célébrés. J’ai honte pour mon Afrique.

Gnankan Koffi : ce n’est pas mieux pour la France de mettre un président français à la tête du Mali une fois pour toutes. Cela éviterait les pressions et les sanctions sans fin.
Ottofio Akpole : tout cet imbroglio politique, c’est le Mali qui en est le responsable. Les dirigeants maliens tergiversent et refusent de se décider ouvertement pour mettre fin à tout ce cafouillage. Kagame, dès sa prise de pouvoir au Rwanda, a pris ses responsabilités en déclinant l’offre de la France, malgré toutes les pressions. Est-ce que le ciel ne lui est pas tombé sur la tête ? Soit le Mali décide de suivre les instructions de la France et de la CEDEAO et on arrête de se lancer des pics, soit le Mali se lance dans une nouvelle aventure en toute responsabilité et chacun en tirera les conséquences
Roekens Mahan : le problème des Africains, ce sont les Africains eux-mêmes. La CEDEAO de la comédie politique au service de l’Occident pour soumettre et piller l’Afrique de l’Ouest en complicité avec des marionnettes politiques qui braquent le pays par des mandats anticonstitutionnels…

Maïga Alex : ça, ce n’est plus une sanction pour un calendrier des élections, mais c’est plutôt une sanction pour non-exécution des ordres. Allez dire à la France que nous avons tout compris. Nous ne serons plus utilisés, nous utiliserons nous-mêmes notre talent africain pour nous débarrasser des vers qui nous minent l’esprit et s’accaparent de nos intérêts.
La France n’est qu’un ver de terre qui dévore tout sur son passage.
Sinon, les élections sont pour le Mali ou bien pour la France ?

Adam Smith Bebo : d’après les pays africains, ils sont indépendants, mais on dirait pourquoi la France peut prendre une décision dans une affaire africaine ? Parce que nous savons tous que le Mali et la Guinée ne sont pas des pays de l’Europe ; c’est à cause d’eux-mêmes que les dirigeants africains ont l’idée de demeurer au pouvoir.

FaBio Lohi : du n’importe quoi. Donc la charte de l’impérialisme est une réalité ! Des organisations sous régionales africaines à la solde des fils du colon juste pour avoir leur soutien afin d’appliquer cette maudite charte en Afrique. Ne vous laissez pas distraire, vous êtes sur la bonne voie les petits fils de Soundiata KEITA, de Soumangourou KANTE. Vos ancêtres ont enseigné l’honneur au monde entier et non le déshonneur, courage à vous. Ces têtes rouges chauves finiront par reconnaître votre détermination. Vive le Mali, vive le peuple malien !

Nicolas Bédi : la CEDEAO en ouvrant la boîte de Pandore permet à la communauté dite européenne et américaine de flageller le Mali et la Guinée. Il ne pouvait en être autrement la CEDEAO étant le relais de la communauté dite européenne et américaine.

Source : Info-Matin

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