Le Mali ne veut plus de la France comme porte-plume aux Nations unies

Bamako a annoncé mercredi vouloir retirer à Paris son rôle de porte-plume pour les résolutions sur la situation malienne au Conseil de sécurité.

Bamako ne veut plus de Paris pour rédiger les résolutions le concernant aux Nations unies. Dans une lettre adressée mercredi 1er mars à Pedro Comissario Afonso, président en exercice du Conseil de sécurité et ambassadeur du Mozambique auprès de l’ONU, le gouvernement malien a annoncé sa décision de retirer le statut de la France en tant que porte-plume des résolutions concernant le Mali au Conseil de sécurité.«La France a toujours porté la plume sur toutes les questions concernant le Mali devant cet auguste organe, y compris pour ce qui concerne l’initiative et le portage des projets de résolutions relatifs au mandat de la MINUSMA», explique dans le courrier le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop. Rappelant ses accusations envers la France de «déstabilisation», le gouvernement de transition «récuse officiellement le statut de porte-plume de la France sur toutes questions examinées par le Conseil de sécurité concernant le Mali».

Le rôle de porte-plume fait référence au membre du Conseil qui dirige la négociation et la rédaction de résolutions sur un point particulier de l’ordre du jour du Conseil. Depuis 2012, alors que le pays confronté à une crise interne sous la menace des djihadistes et de groupes touaregs indépendantistes, la France est chargée de ce rôle lorsque la situation malienne est à l’ordre du jour.

En août dernier, le gouvernement de transition à Bamako avait porté plainte contre la France auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU pour actes d’agression, de subversion, de déstabilisation et de violation de l’espace aérien malien par des aéronefs des forces armées françaises. Autant de faits qui, «pour le moins, interrogent sur l’objectivité et l’impartialité de la République française», note également dans son courrier le chef de la diplomatie malienne.

Source : Le Figaro

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