Boubacar Diallo accusé : L’art d’abattre un adversaire politique

De quoi s’agit-il en réalité ? D’un tissu de mensonges visant à jeter l’opprobre sur un adversaire politique, candidat potentiel à la prochaine présidentielle.


La charge portée est suffisamment puissante au départ pour abattre un adversaire politique. La conséquence finit par être que l’implication de Boubacar Diallo dans une mystérieuse affaire de vente d’or vénézuélien s’émousse rapidement, à force d’être lancée à tort et à travers.L’objectif inavoué est avant tout de susciter l’adhésion de la population en jouant sur ses émotions et notamment ses peurs. C’est évidemment très pratique. Parce que, précisément, derrière se cachent ces tentatives inavouées de disqualification d’un potentiel candidat à la prochaine présidentielle. En effet, la variation espérée de l’humeur des électeurs doit inéluctablement conduire à pâlir l’étoile de cette figure politique. Son avance sur nombre d’adversaires au sortir du dernier scrutin est telle qu’ils ne peuvent l’ignorer.
Sur le plan des idées, jouant les rassembleurs et les pragmatiques, Aliou Boubacar Diallo a réussi à séduire de nombreux Maliens, en refusant de s’enfermer dans les caves d’un fétichisme de calendrier. Une prolongation de la transition ne s’apparente ni à la peste ni au choléra. Ses adversaires tentent de transformer sa force en faiblesse, quitte à insinuer que les ânes se nourrissent de poisson. Tenez ! Une petite compilation des gentillesses fait de lui président du Mali, directeur de l’aéroport Bamako-Senou à l’époque des faits.
Les démêlés avec la justice semblent avoir entamé le crédit de nombreux potentiels candidats. Grande alors est la tentation de le mettre dans le même panier que ceux-ci. N’était-il pas riche ? Allons ! Nous ne connaissons pas un homme en ce monde qui travaille pour s’appauvrir !Si vous en avez la preuve contraire, nous sommes bien volontiers preneurs.

Déconcertante assurance

 

Beaucoup de riches ont stocké dans des coffres de banque de l’or, des bijoux, des sacs d’argent qu’ils ont accumulé comme un trésor. Oubliant que la fortune dans les temps d’épreuve doit être partagée. Eux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides, peinent à affronter les regards des pauvres électeurs. Par contre, Aliou Boubacar Diallo n’a eu de cesse de soulager la souffrance de ses concitoyens et de se faire la voix des sans-voix. Il a entendu la clameur du peuple.Dieu, les humains lui ont donné des yeux nouveaux pour voir ce qui a toujours existé chez nous, mais qui a été si souvent dissimulé. Oui, cette misère rampante est une injustice qui crie vers le ciel. Il faut le dire, il faut l’écrire, le fléau le plus dévastateur et le plus humiliant, c’est la situation de pauvreté inhumaine dans laquelle vivent des millions de Maliens et qui se manifeste par exemple par le manque d’eau potable, le chômage, la sous-alimentation, la mortalité infantile, le défaut d’ouvrages de franchissement, notamment. Au moins, les pauvres ne sont pas réduits à sonner à sa porte pour qu’on leur serve. Bien de riches ne peuvent pas en dire autant.
En somme, le président d’honneur de l’ADP-Maliba affiche une déconcertante assurance face à une telle accusation d’un journal de la place.
Ibrahim Yattara

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