Refondation de l’Etat: le cheval de bataille du Pr Ibrahim Ikassa MAIGA

Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa MAIGA, a effectué, le mercredi dans l’après-midi, une visite de courtoisie au Commissariat au développement institutionnel (CDI). Il était accompagné par le secrétaire général, Abraham BENGALY, et d’autres cadres de son département. Au CDI, la délégation ministérielle a été accueillie par le Commissaire Ahmed Mohamed YAHYA et le personnel.

Le ministre et sa délégation ont visité la structure sous la conduite du Commissaire au développement institutionnel. Le visiteur du jour a eu droit à des explications détaillées sur les missions du CDI.
Le Commissaire au développement institutionnel a affirmé que la confiance placée au ministre Ibrahim Ikassa MAIGA est la concrétisation de son engagement et de son dévouement au combat pour plus de justice sociale et de démocratie dans notre pays. Il a exprimé ses vœux de réussite dans son exaltante mission qui intervient pendant une période critique de l’histoire institutionnelle de notre pays, dans un contexte particulièrement atypique marqué par de nombreux défis à relever.
Le Commissaire au développement institutionnel a soutenu que la réussite de la Transition dépend en grande partie du ministère de la Refondation de l’Etat.
Il a informé que la structure qu’il dirige a été créée en 2001, avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale de modernisation de l’Etat et d’assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre.
Ahmed Mohamed YAHYA a expliqué que sa structure est chargée entre autres : d’analyser les mutations institutionnelles induites par le processus de démocratisation, susciter et accompagner toute réforme de nature à conforter ce processus ; proposer des mesures de renforcement des capacités institutionnelles des services de l’Etat et des collectivités locales ; contribuer au renforcement de la déconcentration et l’accompagnement du processus de décentralisation ; proposer des mesures de renforcement de l’efficacité des services publics à travers la rationalisation des structures et des méthodes ; participer au développement et la valorisation des ressources humaines, à l’allègement des procédures et formalités administratives et l’amélioration des relations avec les usagers.
Selon le Commissaire, le CDI est également chargé de donner un avis sur les projets de création, d’organisation et de cadre organique des services publics à l’exception des organismes personnalisés.
Comme difficultés, il a souligné la suspension de l’appui financier du Canada suite à la situation socio-politique du pays ; l’arrivée à terme de l’assistance technique de l’Union européenne auprès du CDI depuis décembre 2020 ; la faible contribution du budget national dans le financement du PDI 2 ; la non tenue de la session inaugurale du Conseil d’orientation de la réforme de l’Etat ; l’insuffisance des ressources humaines ; la faible motivation des agents au regard des missions ; la vétusté du parc auto et l’insuffisance notoire des matériels roulants…
Comme perspectives, le Commissaire a annoncé l’évaluation du PO 2017-2021 qui est presqu’arrivé à terme et l’élaboration du nouveau PO 2022-2027 ; le parachèvement de certains chantiers de réforme ; la restructuration du CDI pour lui permettre d’assurer son rôle de leadership dans la conduite et la mise en œuvre des réformes ; l’appui au processus de la refondation de l’Etat…
Prenant la parole, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa MAIGA, a affirmé que la refondation est au cœur de la vision de la période restante de la Transition. Selon lui, il faut nécessairement refonder.
« Nous avons connu une crise multidimensionnelle qui frappe l’Etat. La superstructure de l’Etat est ébranlée. La crise est multidimensionnelle, de défense et de sécurité, d’ordre institutionnel et politique, la constitution de 1992 et toute la législation subséquente, la réorganisation territoriale, administrative et électorale. Des questions fondamentales à examiner. Pour mener à bien cette mission, nous devons avoir un Etat sur pied et remettre les choses à l’endroit », a déclaré le ministre.
Il a reconnu qu’il y a eu un travail énorme de mise en place des idées, de la vision de refondation et qu’il va falloir y aller allégrement en choisissant les priorités et donner l’outil de travail à l’homme au travail.
Le Pr Ibrahim Ikassa MAIGA a rassuré qu’une attention particulière sera accordée aux préoccupations évoquées par le Commissariat au développement institutionnel. Pour ce faire, soutient-il qu’il y aura des gaps à combler dans le budget, car la crise institutionnelle entraine des conséquences.
Aux dires du ministre, avec le retrait de certains partenaires, il va falloir que les autorités se donnent les moyens de leurs ambitions.
« Nous avons créé volontairement cette rupture pour pouvoir repartir à zéro parce qu’on ne peut pas continuer à aller droit au mur alors que visiblement ce n’est pas ce que nous recherchons pour notre pays », a affirmé Ibrahim Ikassa MAIGA.

PAR MODIBO KONE

Source: Info-Matin 

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