Le JNIM impliqué dans le massacre de Solhan

Après le deuil vient le temps des questions : qui est derrière le massacre de Solhan? Alors que le JNIM a publié une condamnation formelle, l’organisation dirigée par Iyad ag Ghali pourrait être directement impliqué dans la tuerie la plus meurtrière que le Faso ait connu depuis 2015.

Dans la nuit du 4 au 5 juin, la ville de Solhan, chef-lieu de la province du Yagha dans le Nord-Est du pays, a été envahi par une bande d’hommes armés non identifiés qui y a massacré aveuglément plus de 160 habitants. Suite au deuil de 72h décrété par le président Kaboré, les voix du peuple Burkinabè s’élèvent. Ce dernier veut des actes de la part du gouvernement et des réponses sur l’identité des coupables.

En première approche, tous les éléments semblaient désigner l’EIGS comme responsable de cette tuerie dont le groupuscule est si tristement coutumier. Pourtant certaines informations crédibles avancent une autre théorie et désignent un groupe affilié au JNIM comme auteur véritable de cet acte innommable.

En effet, malgré la diffusion d’un démenti officiel de l’organisation dirigée par Iyad ag Ghali, ce serait bien un groupe, anciennement affilié à l’EIGS mais ayant depuis fait allégeance au JNIM, qui aurait mené cette agression sauvage. Preuve du manque de contrôle qui règnerait au sein de la filiale djihadiste, les agresseurs de Solhan auraient agi de leur propre chef afin de venger certains de leurs complices tués par des VDP lors de combats dans le secteur. Ce même groupe serait également responsable de la mort des deux journalistes espagnols et de l’humanitaire irlandais en mai dernier.

L’horreur de l’acte a poussé le JNIM à tenter de s’en détacher, le qualifiant de « massacre effroyable » ou « d’acte odieux » dans son communiqué. Le mouvement aurait d’ailleurs lancé une chasse à l’homme afin de retrouver les meneurs de cette action et les punir. Déjà mis en cause au sein d’Ansar Eddine pour ses échecs dans le Nord, Iyad ag Ghali pourrait être en passe de perdre le contrôle de ses complices au Burkina Faso.

Boubacar Samba

Source: malivox

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