Père Clément Lonah, président de l’UCAO-UUBA : « Cette année, nous prévoyons de faire de nos unités, un sahel vert »

La rentrée universitaire à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest- Unité universitaire à Bamako a eu lieu le 2 novembre dernier. Nous avons eu un entretien avec le président, le père Clément Lonah. Il fait le bilan de l’année dernière et des innovations pour cette année 2021-2022.

 

Mali Tribune : Pouvez-vous brièvement parler de l’Ucao ?

Père Clément Lonah : l’Ucao a été fondée en l’an 2000 à Conakry par les évêques, archevêques et cardinaux de l’Afrique de l’ouest. Son siège est à Ouagadougou. L’université est éclatée en 8 unités universitaires qui travaillent en réseau. Il s’agit de l’unité universitaire d’Abidjan avec comme filière de base les sciences ecclésiastiques. L’unité de Bobo-Dioulasso au Burkina est centrée sur l’agroalimentaire. L’unité du Bénin à Cotonou est axée sur l’agro-industrie. L’unité universitaire de la Guinée abrite les sciences politiques. Celle du Mali, est centrée sur les sciences de l’éducation. Nous avons aussi le Togo dont la filière de base est l’informatique, ensuite nous avons le Sénégal centré sur les sciences économiques et de gestion et enfin nous avons une unité universitaire à Yamoussoukro qui n’est pas encore opérationnelle.

Toutes ces unités cheminent ensemble, coordonnées par un seul recteur et dirigées par des présidents. Le but de l’Université est surtout de donner une formation aux Africains et bien d’autres et prôner l’excellence.

Mali Tribune : Sous quel signe cette rentrée académique est-elle placée ? 

Père C. L. : Cette rentrée académique 2021-2022 est sous le signe de l’écologie. Nous nous sommes inspirés de l’encyclique de saint père François, qui invite les responsables de la terre à bien s’occuper de la planète. C’est donc pour mieux comprendre cet appel du père que s’inscrit le thème.

Mali Tribune : Le thème de cette année est interpellateur et d’actualité. Quelles justifications ?

Père C. L. : Le thème de cette année à l’Ucao de Bamako est « A l’UUBa, tous engagés pour l’écologie intégrale, comment réinventer le savoir aujourd’hui pour un développement durable ». C’est cela que nous voulons développer. Comment développer l’écologie intégrale, l’écologie naturelle ; l’écologie culturelle qui demeure ce que nous avons créé comme les sciences, l’écologie artificiel, l’écologie humaine, c’est-à-dire soigner les rapports humains pour prôner la paix dans le monde. C’est compte tenu de tout cela que nous avons opté pour le dit thème.

Mali Tribune : Est-ce que l’université prend en compte les exigences du marché de l’emploi en termes de formation ?

Père C. L. : Nous prenons bien sûr en compte les exigences du marché. C’est en fonction de ces exigences que nous développons aussi nos unités afin de répondre aux mieux aux attentes. Par exemple, ici à Bamako, certes la filière de base est les sciences de l’éducation mais nous enseignons d’autres filières, pour donner une formation de qualité en rapport avec les besoins du marché.

Mali Tribune : Quel bilan retenir de l’année académique 2021, bouleversée par la pandémie de Covid-19 ?

Père C. L. : Le bilan 2020-2021, malgré la pandémie, est assez positif pour nous. Nous avons pu donner les cours en ligne, une chose qui nous a permis de boucler les programmes. Nous avons aussi réussi à prendre les moyens justes pour le respect du programme et nous allons procéder ainsi pour un meilleur enseignement de qualité. Nous pouvons dire que l’année s’est clôturée de belle façon, car lors du concours « A vous maître », les trophées ont été remportés par les étudiants et beaucoup d’autres prix. Aussi la tournée africaine de la coopération a décerné à l’Ucao le trophée des grandes écoles du Mali en plus de huit autres écoles.

Mali Tribune : Qu’est-ce qui est prévu en termes d’innovation cette année ? 

Père C. L. : Cette année, nous prévoyons en termes de rénovation de faire de nos unités, un sahel vert en plantant des arbres et en les entretenant ; continuer la rénovation de nos sites ; améliorer l’internat à Hamdallaye. Veiller à ce que la renommée scientifique de l’Ucao franchisse toutes les limites. Développer notamment nos moyens de sciences et certaines actes déjà posés² comme le rehaussement des bibliothèques de l’unité d’Hamdallaye et Samaya, les salles d’informatique, les infirmeries, le studio de production de la filière Journalisme/ Communication ; l’habilitation de la science professionnelle en science de l’éducation. Nous allons surtout développer notre filière de base par le recyclage des enseignants. L’Ucao se veut aussi de maintenir un rapport agréable pour une paix et une meilleure cohabitation entre ses responsables, professeurs, étudiants.

 

Propos recueillis par

A.M.C

Source : Mali Tribune

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