Lutte contre la pollution hydrique : Les vidangeurs sensibilisés par l’ANGESEM

L’Agence Nationale de Gestion des Stations d’Épuration du Mali (ANGESEM) avec l’appui financier de l’ONG Borda a organisé un atelier de sensibilisation des vidangeurs du district de Bamako. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la pollution hydrique.

Cet atelier de deux jours qui s’est tenu du 23 au 24 juin 2022, avait pour objectif d’informer et de sensibiliser les vidangeurs sur les conditions de déversement des boues dans la nouvelle station de traitement de boues de vidanges (STBV). Mme Konaké Ouma Djénéba Mahamane a présenté l’ANGESEM ainsi que ses objectifs. ‘’L’ANSEGEM a été créé pour remédier aux problèmes de pollution. Elle est chargée d’assurer la maîtriser d’ouvrage public délégué pour les études, assurer l’assistance technique aux opérateurs du sous-secteur assainissement à leur demande. Et l’objectif de cet atelier est de sensibiliser les vidangeurs sur les conditions de déversement des boues de vidanges dans la station, situé à Bamako précisément à Sotuba. Nous-nous occupons des eaux usées artisanales et des boues de vidanges avant de les déverser dans le fleuve. Nous avons également des stations au niveau des hôpitaux. Notre objectif est de mettre en place au minimum une station de boues de vidanges dans chaque capitale régionale du Mali’’, précise-t-elle.

Et de poursuivre en disant que le droit à un environnement sain est un droit constitutionnel du Mali, c’est dans ce cadre que se poursuit la mission de l’ANGESEM, afin de remédier à la pollution du fleuve Niger.

Aux dires de M. Idrissa Maïga, chef de département des travaux de l’ANGESEM, cet atelier en faveur des acteurs de l’assainissement permettra une exploitation judicieuse de la nouvelle station. Elle fonctionne sur le principe d’une grande fosse septique, avec une capacité journalière de 125 m³ cube.  En plus de la station la Minusma a financé un filtre planté pour améliorer le traitement des eaux usées et des boues. Cette station va recevoir les boues provenant des différents concessions foyers des eaux usées des lavoirs, le contenu des fosses sceptique, des latrines c’est des eaux qui seront très riches en nutriments, azote nitrates et beaucoup de phosphores. Et le fonctionnement de la station est naturelle sans physique ni chimie. ‘’Nous demandons aux vidangeurs d’être beaucoup disciplinés, c’est la première fois qu’un tel ouvrage est mis à leur disposition, qu’il en prend soin. Ils doivent se munir d’une carte de vidange, car sans cela aucun camion ne sera admis dans la station. Et la carte est lié à un camion et non à une société. Pour l’entretien de la station, les vidangeurs doivent payer 500f par m³ d’eaux rejeté dans la station comme frais de redevance’’, souligne-t-il.

L’agence nationale des gestions d’épuration du Mali dispose d’une station de traitement des boues dans la région de Mopti, Tombouctou, Sikasso et Ségou ainsi que dans les hôpitaux du district de Bamako.

O.F

Le Confident

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