Cinéma : Le Mali au FESPACO 2021

Après des incertitudes et un report, le FESPACO 2021 aura bel et bien lieu. Ce samedi 16 octobre, le Burkina-Faso a lancé officiellement la 27e édition de ce festival panafricain du cinéma et de l’audiovisuel.

La cérémonie d’ouverture s’est voulue sobre en passant du cadre du stade à celui du Palais des sports de Ouaga 2000 mais a gardé sa solennité avec la présence effective de Roch Marc Christian Kaboré, Président de la République du Burkina-Faso.

L’édition 2021, placée sous le thème « Cinéma d’Afrique et de la Diaspora : nouveaux regards, nouveaux défis », enregistre la participation d’une forte délégation malienne conduite le chef du département en charge de la Culture, Monsieur Andogoly Guindo. Des cinéastes confirmés, des étudiants, des cadres de l’administration et des opérateurs privés du secteur, comme le Groupe Arc-En-Ciel, se retrouvent à Ouagadougou pour présenter une vision du cinéma propre au Mali.

« Je viens à Ouagadougou, même si je n’ai pas de film en compétition, pour rencontrer le monde qui magnifie ce secteur sur le Continent africain. C’est l’occasion de présenter nos travaux et notre vision. Le Groupe Arc-En-Ciel a produit, en l’espace de 5 ans, énormément de choses. Il était donc normal que nous venions au FESPACO pour apprendre mais aussi nouer des partenariats stratégiques pour les 3 prochaines années. » nous rapporte le jeune réalisateur malien Fousseyni Maïga.

En compétition, le Mali est présent dans la catégorie documentaire, animé, films d’écoles mais pas en long-métrage cette année, ce qui est, selon le réalisateur Cheick Oumar Sissoko, « une première depuis 1976 ». Le film Cheytan du Centre national de la cinématographie du Mali sera présenté en Panorama au Fespaco.

La mobilisation des ressources pour permettre à la délégation de participer à cette édition a été un véritable casse-tête qui a failli créer une crise entre les acteurs du cinéma et l’administration du Cinéma. C’est donc le lieu de lancer un appel aux responsables des structures publiques en charge des finances nationales de créer les conditions pour l’émergence de cette industrie dans notre pays. Le Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique (FAIC), doté de 6 milliards par une loi de 2018, n’a à ce jour reçu aucun copeck. Ce qui est un manque de considération totale pour les acteurs du cinéma.

Y.KEBE

Source: Bamakonews

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