La Belgique anticipe un déploiement de plus de 200 soldats au Mali

Militaires et responsables politiques belges sont parvenus à surmonter leurs désaccords et leurs réticences; un déploiement de troupes belges aura bien lieu en 2022 au Mali, comme l’explique mon confrère Gérard Gaudin, de l’agence Belga.

Le ministère belge de la Défense envisage l’envoi d’un “Combined Arms Tactical Sub-Group” (CATSG, un sous-groupement tactique interarmes) qui sera déployé de manière graduelle et évolutive. Les effectifs évolueront de 165 vers 255 militaires en 2022, entre le milieu et la fin de l’année, en fonction de la situation politique et sécuritaire sur place.

Ce CATSG, une unité conventionnelle équipée de blindés à roues, s’intègrera au sein de la TF Takuba, une opération essentiellement composée de forces spéciales, plus légères et plus mobiles.

Les missions assignées à cette compagnie de manœuvre pourraient consister d’une part en la protection de la base de déploiement de Takuba et de convois logistiques et d’autre part en “l’appui en deuxième ligne des forces spéciales et de leurs partenaires maliens”, selon le commandant Van Belleghem, conseiller militaire de la ministre belge de la Défense.

L’analyse détaillée de cet engagement opérationnel inédit pour l’armée belge est encore en cours au sein de l’état-major de la Défense.

L’armée maintiendra par ailleurs sa participation à des niveaux différents dans plusieurs pays de la région du Sahel et alentours:
– au Mali, au sein des missions de l’ONU (la Minusma, avec sans doute un des nouveaux avions de transport Airbus A400M pour trois mois) et au sein de la mission de l’Union européenne chargée de la formation des FaMA (l’EUTM-Mali);
– en Tunisie, au titre de l’assistance militaire;
– au Niger en vertu de la coopération bilatérale baptisée Operation New Nero (ONN, qui vise à former des unités de l’armée nigérienne pour combattre les groupes djihadistes actifs au Sahel);
– au Burkina Faso pour entraîner les forces spéciales locales;
– au Bénin où des militaires se déploieront pour entraîner des équipages de patrouilleurs fluviaux et former des démineurs et pour participer à deux exercices dans le golfe de Guinée.

 

Source: ouest-france.fr

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