Nigeria : Des habitants protestent contre l’insécurité grandissante

Dimanche 31 mai 2021, dans une école coranique dans l’État du Nigeria située au nord-est du Pays, des enfants ont été kidnappés par des individus non identifiés. Pour l’instant,  aucun bilan n’a été donné par rapport au nombre d’enfants disparus.  Face à cette situation inquiétante qui ne cesse de graver les échelons, des protestations sont au cœur dans le nord-ouest du Nigeria pour dénoncer les attaques incessantes dont fait face la population.

Les faits se sont déroulés le lundi matin pendant que des jeunes ont occupé la circulation sur un des axes très fréquenté de l’Etat de Zamfara. Les raisons de cet acte étaient de poster contre les attaques incessantes des bandits et l’insécurité dont la population fait face. Les protestants, en plus de couper la route, se sont pris  aux véhicules publics qui circulaient sur la route avant l’intervention de la ^-police qui a pu les dispersés.

Entre 2011 et 2019, plus de 2600 personnes ont été tuées dans cette région, selon les chiffres donnés par les autorités de l’Etat de Zamfara situé au nord-ouest du Pays. Près de deux millions d’euros est le prix de rançon qu’a versée l’Etat de Zamfara en vue de la libération des victimes d’enlèvement les dix dernières années.

Cette protestation n’était pas la première fois, le lundi 24 mai, dans la ville de Kaduna à Abuja, des centaines de manifestants avaient bloqué l’autoroute reliant ces deux villes pour les mêmes raisons protestées contre l’augmentation du taux de kidnappings dans la région. Lors de cette manifestions, les protestants avaient dressé des barrages et incendié un commissariat situé à la frontière avec l’Etat de Niger ou de nombreux élèves d’une école coranique auraient été capturés ce week-end.

Le gouverneur local s’est exprimé en ses mots le dimanche dernier : « l’Etat de Niger se trouve dans une situation de crise similaire à une situation de guerre, des solutions doivent être apportées d’urgence pour mettre fin aux attaques des bandes armées ».

Thérèse Kamaté

Source: Journal le Pays- Mali
Suivez-nous sur Facebook sur