Mahamat Saleh Annadif : « Il faut trouver une solution à l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali »

Présent à New York la semaine dernière pour l’Assemblée générale des Nations unies, le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel y a suivi de près les différents dossiers régionaux. En particulier les transitions au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Interview.

 

C’est un vieil habitué des Assemblées générales des Nations unies, dont il arpente les couloirs depuis des décennies. Mahamat Saleh Annadif a encore participé à l’une d’elles cette année, en tant que représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.

L’ancien ministre des Affaires étrangères d’Idriss Déby Itno (1997-2003), qui a ensuite dirigé la Minusma, la mission de l’ONU au Mali (2015-2021), y a multiplié les entretiens et les réunions, prenant notamment part au sommet extraordinaire de la Cedeao consacré aux transitions au Mali et en Guinée.

De passage à Paris après le grand raout annuel onusien, le diplomate tchadien a répondu aux questions de JA.

Jeune Afrique : À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le colonel Abdoulaye Maïga, le Premier ministre malien, a eu des mots très durs contre les présidents Mohamed Bazoum, Alassane Ouattara et Umaro Sissoco Embaló, mais aussi contre les autorités françaises ou encore contre votre patron, António Guterres… Qu’avez-vous pensé de son discours ?

Mahamat Saleh Annadif : Je préfère ne pas commenter.

Une mission de haut niveau, menée par les présidents Macky Sall, Faure Essozimna Gnassingbé et Nana Akufo-Addo, est attendue en fin de semaine à Bamako pour tenter de régler l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali. Si aucune solution n’est trouvée à cette occasion, faudra-t-il durcir le ton et envisager des sanctions contre les autorités maliennes ?

Source : Jeune Afrique
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