« Mon corps m’appartient » : la revendication de plus d’autonomie pour les femmes

Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a publié, lundi 19 avril 2021, un rapport pour demander beaucoup plus d’autonomisation des femmes et des filles en leur octroyant le « droit de disposer » de leur corps.

 

« Nous avons chacune et chacun le droit de disposer de notre corps et devons être en mesure de faire nos propres choix en
conséquence, avec le soutien de celles et ceux qui nous entourent, et de la société en général
 », lit-on dans un rapport publié, lundi 19 avril 2021, par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Pourtant, dans le monde, à l’heure actuelle, « un nombre record de femmes et de filles sont exposées à la violence basée sur le genre et à des pratiques néfastes telles que le mariage précoce », les mutilations génitales, les grossesses indésirées, etc.

75 % de femmes ne disposent pas des droits légaux des hommes

Intitulé « Mon corps m’appartient : revendiquer le droit à l’autonomie et à l’autodétermination », ce rapport de l’UNFPA révèle que « des millions de personnes sont privées de leurs droits, dont celui de refuser d’avoir des relations sexuelles, celui de choisir leur conjoint(e) ou encore celui de décider du moment pour avoir un enfant ».

L’UNFPA rappelle que « dans de nombreux pays, en moyenne, les femmes ne disposent que de 75 pour cent des droits légaux des hommes à travers le monde ». Ce malgré les garanties constitutionnelles en matière d’égalité des sexes. La pandémie de la Covid-19 a contribué à l’aggravation de ces violences à l’égard des femmes et des filles dans le monde, indique-t-on.

Toutes ces discriminations sexistes n’ont plus le droit d’exister dans les sociétés actuelles puisqu’elles entravent leur marche vers plus d’autonomisation.

« Le fondement d’une vie digne et autonome »

Le Fonds des Nations Unies pour la population juge inacceptable de « priver les femmes et les filles du droit de disposer de leur corps ». Selon ses précisions,ces pratiques discriminatoires « encouragent et renforcent les inégalités et la violence issues de la discrimination sexiste », indique-t-on dans ce document d’une centaine de pages.

Outre cela, ces traitements faits aux filles et aux femmes dans les différentes communautés ne favorisent nullement l’épanouissement de celles-ci. Le pouvoir de chaque individu de prendre « des décisions au sujet de son corps et de décider de son propre avenir » est une garantie d’épanouissement, selon les Nations unies.

Le rapport précise que le pouvoir de prendre des « décisions en matière de sexualité et de reproduction est une condition fondamentale de l’autonomisation des femmes ». Elles doivent donc bénéficier du droit de disposer de leur corps, c’est-à-dire d’avoir « le pouvoir et les moyens de faire des choix, sans avoir à craindre des violences ou l’intervention d’autrui pour décider à [leur ndlr] place ». Ce n’est pas tout, « cela signifie être capable de décider si, quand et avec qui nous souhaitons avoir des relations sexuelles. Cela signifie décider par soi‑même si et quand l’on veut avoir un enfant. Cela signifie être libre d’aller chez le médecin quand nous en éprouvons le besoin ».

« Être capable de dire “oui”, “non” ou “c’est mon corps et c’est mon choix” : voilà le fondement d’une vie digne et autonome », souligne-t-on dans ce rapport.

Fousseni Togola

Source : Sahel Tribune

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