Shou bo : LE MALI REMPORTE LE PREMIER TOURNOI AFRICAIN

Les athlètes se sont hissés sur la première marche du podium, avec cinq médailles d’or. Ils deviennent, ainsi, les premiers athlètes africains à soulever le prestigieux trophée La première édition du tournoi international de shou bo s’est déroulée, le samedi 27 octobre au Palais des sports Salamatou Maïga. L’événement était présidé par le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, Oumar Ibrahim Touré, en présence du père fondateur de la discipline, Maître Yuan Zumou, du président de la Confédération africaine de shou bo et de la Fédération malienne de shou bo, Dramane Sangaré.

Une centaine d’athlètes (hommes et dames) issus de huit pays (Mali, Algérie, France, Niger, Chine, Cameroun, Benin et Côte d’ Ivoire) étaient en lice pour cette première édition de la compétition. Les athlètes étaient repartis en neuf catégories dont six chez les Messieurs (-100 et +100 kg, -90 kg, -81 kg, -73 kg, -66 kg, -56 et -66 kg) et trois du côté des Dames (-48, -52 et -57 kg ; -60 et -64 kg ; -70 et -90 kg).

Les combats se sont déroulés en deux temps, les confrontations par équipe et les explications en individuel. A l’issue des oppositions, l’équipe du Mali s’est hissée sur la plus haute marche du podium, avec 5 médailles d’or devant l’Algérie qui a totalisé 4 médailles d’or. Pour le parrain Oumar Ibrahim Touré, non seulement cette première édition du tournoi international s’est bien déroulée mais «les athlètes maliens se sont également bien comportés». «Ma satisfaction est double : la compétition s’est bien passée et le Mali a terminé à la première place, avec 5 médailles devant l’Algérie, un pays frère. Nous sommes tous fiers de la prestation de la sélection malienne. Je pense que le shou bo va rapidement progresser dans notre pays», a ajouté le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire.
Quant au père fondateur du shou bo, Maître Yuan Zumou, il s’est dit très satisfait de l’organisation de ce premier tournoi africain et a rendu hommage au Mali et au président de la Fédération malienne de shou bo, Dramane Sangaré. Il reviendra, ensuite sur les origines et l’histoire de la discipline. «Le xiang bo est l’abréviation de nian shou xiang bo, mot qui signifie combat aux mains en contact. Dans cette épreuve, le contact physique continu des mains de compétiteurs est impératif pour conserver le flux du combat», expliquera-t-il.
«C’est une autre face de combat du shou bo moderne qui met l’accent sur la vitesse d’exécution. Les athlètes doivent savoir comment utiliser la souplesse lors des contre attaques, au lieu d’être rigides, bloquer et résister à l’attaquant», précisera Maître Yuan Zumou, avant de conclure : «La compétition n’est pas basée sur la force, mais demande calme et intelligence. Les combattants doivent montrer leurs capacités à maîtriser l’agressivité et la brutalité».
Boubacar THIERO
L’Essor
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