La finale de la Ligue des Champions africaine sera à rejouer

Les membres du comité exécutif de la CAF se sont réunis ce jeudi pour statuer sur les évènements qui se sont produits vendredi dernier à l’occasion de la seconde manche de la finale de la Ligue des Champions. Celle qui a mis aux prises l’ES Tunis au WA Casablanca et qui a vu l’Espérance l’emporter 1-0 au bout d’un match qui n’a duré qu’une heure de jeu. Le verdict est surprenant : ce match-là sera à rejouer.

 

Alors que les Tunisiens s’étaient emparés du trophée après que l’arbitre a sifflé la fin des débats suite à une attente qui a duré plus d’une heure, les hautes instances africaines ont donc décidé d’invalider cette issue. Le recours déposé par les Marocains a donc porté ses fruits.

Le match sera à rejouer juste après la fin de la Coupe d’Afrique des Nations. Et ça ne sera pas à Tunis, mais sur un terrain neutre. Les champions d’Afrique seront donc doublement pénalisés, alors qu’ils avaient cru avoir assuré le sacre. Le choix d’une pelouse neutre serait due à des “raisons de sécurité” selon le communiqué de la CAF.

La CAF a admis ses torts

Pour rappel, le match de vendredi a été interrompu après que les joueurs du WAC ont quitté la pelouse en se plaignant du fait que la VAR soit tombé en panne. Pourtant, selon le rapport des officiers de la CAF, les deux capitaines avaient été mis au courant avant le coup d’envoi de ce dysfonctionnement. Au final, comble de l’ironie, c’est l’absence de l’outil technologique qui a amené les décideurs africains à faire rejouer le match.

La finale de vendredi était assurément une très mauvaise publicité pour le football africain et aussi un vrai camouflet pour le président de la CAF, Ahmed Ahmed. Et, avec la décision du jour, aussi ubuesque qu’inédite, il n’est pas certain que la situation s’arrange car on voit mal les Tunisiens se résoudre à rendre les récompenses acquises sans la moindre protestation ou réclamation.

À noter qu’un arbitre de touche a aussi écopé d’une sanction, et les instances africaines vont encore se réunir dans le futur pour se prononcer sur les autres sanctions relatives à l’empoignade qui a eu lieu à Radès.

Goal.com

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