Visite du PM à Sobane-Da : Rien que pour la photo ?

Plus de 1000 milliards de FCFA pour sauver la vie de nos compatriotes malgré cela, tous les jours, des Maliens sont victimes de terroristes, bandits armés ou, souvent même, des forces internationales basées ici chez nous.

C’est à se demander à quoi sert cet argent et que veut dire, réellement, la montée en puissance de l’armée malienne, les ultimatums et avertissements du président de la République, sans oublier ses déplacements officiels sur les lieux de ces horreurs.

Ces localités, villes, villages et autres hameaux sont le plus souvent royalement inconnus, ignorés, les populations abandonnées à elles-mêmes, jamais sécurisées, jusqu’à ce que surviennent les drames. C’est en ce moment que vous verrez «les médecins», des missions officielles composées d’hypocrites, d’incompétents et ignorants. La plupart ne sont là que pour la photo.

Pour cette fois-ci, on n’a même eu droit, dans la délégation, au député de la Commune II, Karim Kéïta. Lui s’est montré, sur les images, gaillardement, flanqué du chef d’état-major général des Armées (celui que le président de la République a promis, publiquement, de renvoyer si un autre Ogossagou se produisait) et le chef d’état-major de l’Armée de Terre. Tous se tenaient à ses côtés comme des gosses de la maternelle.

Que faisait Karim à Sobane et à quel titre faisait-il partie de la délégation ? Représentait-il son père, comme l’ont dit certains ? Au-delà de Karim, le Premier ministre, lui-même, a apporté quoi aux quelques rares pauvres rescapés sur place ? Rien ! Absolument rien !

C’est toujours après le drame qu’on les voit, se déplacer, à coup de millions, se rendre sur place, plusieurs jours après, faire des photos. Ils publient et font publier ces images sur internet pour faire croire qu’ils se préoccupent des populations sur le sort desquels ils ferment les yeux, pendant qu’ils viennent, avant de s’empresser sur leurs tombes, accompagnés de toute l’armée avec laquelle ils déménagent à chaque déplacement.

Mohamed Aliou

Source : Nouvelle Libération

Suivez-nous sur Facebook sur