Violence sexuelle et sexiste dans les crises humanitaires Des discussions ouvertes hier à Oslo en vue de prévenir le phénomène

En vue de prévenir la violence sexuelle et sexiste dans les crises humanitaires, la capitale norvégienne, Oslo, abrite une conférence internationale qui s’est ouverte, hier jeudi 23 mai. Censée prendre fin ce vendredi 24 mai, cette rencontre est organisée par la Norvège, pays hôte, les Émirats arabes unis, le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nation- Unies, le FNUAP, le CICR.

 

Cette conférence vise à échanger sur des mesures susceptibles de mettre fin à la violence sexuelle et sexiste dans les crises humanitaires. En effet, le constat a été fait selon lequel suite à des différents conflits que connaît  le monde entier en général, et le Mali en particulier, les femmes sont davantage exposées à des violences sexuelle et sexiste (SGBV). Toute chose qui entrave leur épanouissement socioculturel. Ces crises humanitaires ont de nombreuses conséquences négatives pour les victimes et leurs communautés. Ces conséquences peuvent être d’ordre psychologique, physique et moral.

Cette conférence permettra ainsi de mobiliser un engagement politique plus fort en vue de prévenir et protéger les personnes exposées à la violence sexuelle et sexiste liée aux conflits. Il s’agit également de prendre des mesures idoines permettant de sauver des vies. Aussi, les participants venant des pays du monde entier discuteront des voies et moyens visant à défendre les droits et la dignité des victimes ainsi que ceux des victimes à risque.

Les organisateurs entendent par cette logique mobiliser plus de ressources financières supplémentaires pour la riposte à la violence sexuelle et sexiste par le biais de plans d’intervention coordonnés des Nations-Unies. Et par la suite, ils prendront des engagements pour mettre fin à la violence sexuelle et sexiste.

Même s’ils s’accordent à reconnaître que la réponse humanitaire à la violence sexuelle et sexiste s’est améliorée ces dernières années, mais il reste encore beaucoup à faire. D’où l’invite adressée aux organisations internationales, aux ONG et à la société civile de manière générale à prendre des mesures convenables visant à améliorer la base de données factuelles dans ce domaine. Ainsi, il s’agit de ne plus faire en sorte que le viol ou d’autres pratiques portant atteinte à la dignité et à l’honneur de la femme soient considéré comme une arme de guerre lors des conflits.

Au Mali, à cause de l’éclatement de la crise sécuritaire en 2012, nombreuses sont les femmes qui ont été victimes de ces pratiques dans les zones où le conflit persiste. Récemment, l’on assiste aussi à des actes de viol au cours des braquages opérés contre des véhicules de transport en commun qui empruntent certains axes routiers au Nord et au centre du pays.

Ainsi, il est attendu au sortir de cette conférence internationale que des mesures fortes soient prises pour prévenir ces phénomènes qui tendent à se répandre. L’idée est d’amener les auteurs de ces pratiques ou leurs souteneurs qu’ils n’échapperont pas à des sanctions une fois ces forfaits commis. Cela, en plus du fait qu’aucun processus de paix ne leur offrira un refuge.

Massiré Diop et Aminata Kébé, Stagiaire

Source: l’Indépendant

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