Soutien aux Forces de défense et de sécurité maliennes : Bamako a vibré le lundi dernier

Lundi 20 janvier 2020, fête de l’armée malienne, des milliers de personnes s’étaient réunies au Monument de l’Indépendance de Bamako pour soutenir les Forces de défense et de sécurité maliennes. L’évènement a été organisé par la Fédération nationale des associations pour la décentralisation et le développement des collectivités territoriales, et placé sous le parrainage du président du Haut Conseil Islamique du Mali, Ousmane Chérif Madane Haidara.


Pour soutenir l’armée malienne, des milliers de personnes venues des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et des quartiers de Bamako, s’étaient retrouvées au Monument de l’Indépendance du Mali. Assis depuis 13 heures sous le soleil brûlant, les manifestants étaient majoritairement composés de femmes et de jeunes hommes. Sous une intense ambiance, d’applaudissements et de chansons de tam-tam, des manifestants répartis en groupe de femmes et d’hommes faisaient le tour du monument et chantaient ‘’Vive le Mali ; Vive l’armée malienne, soutien aux FAMas ’’. Ils étaient presque tous munis du drapeau du Mali (vert-or-rouge). Sur les banderoles et pancartes, on pouvait lire, entre autres : « Hommage aux FAMA » ; « l’Armée est le Mali, elle est puissante » ; « Tous derrière l’armée pour un Mali libre et prospère » ; «Vive le Mali un et indivisible, la paix et la réconciliation » ; « l’amour de la patrie est le signe de croyance ».
L’évènement a été aussi marqué par la présence des personnes âgées. Tel était le cas de Alima Dembélé, âgée de 65 ans. Elle trouve « inexplicable » le rôle que jouent les FAMAs dans le maintien de la quiétude et la sécurité des populations. « Si nous dormons bien et tranquille dans nos foyers, c’est parce que les FAMA veillent sur notre sécurité et nous protègent », dira-t-elle.
Venu de la circonscription de Siby, localité de Mandé, Seydou Keita est un vieux âgé de 80 ans. Il dit soutenir « totalement » l’armée nationale qui n’est comparable à « aucune autre force du monde » pour la sécurité des Maliens. « J’aime mon pays et l’armée malienne. Elle doit être aidée et soutenue par tous les moyens. Nous ne pouvons pas nous assoir et voir nos enfants se faire tuer chaque jour. Si les autres corporations jouent le même rôle que l’armée, le Mali va certainement émerger », est-il convaincu.
Adama Coulibaly, âgé de 63 ans, est venu de Kabalabougou, et il abonde dans le même sens que les autres. « Nous n’avons pas d’autres moyens que de manifester ainsi notre soutien aux FAMA. Quand les soldats s’aperçoivent qu’ils sont soutenus par la population, cela les encourage. Nous n’avons besoin d’aucune autre force, nous escomptons plutôt sur nos FAMA. Nous sommes ainsi en train de montrer à l’opinion nationale et internationale que nous avons besoin de nos militaires », a expliqué Adama.
Le président de la Fédération nationale des associations pour la décentralisation et le développement des collectivités territoriales, Hamane Touré dit Serpent, a invité les Maliens à l’union et à l’attente pour la construction du pays. « Pour le peuple, et pour le monde entier, voilà aujourd’hui l’union sacrée des Maliens. Nous ne voulons rien d’autre que le Mali avance », a-t-il martelé.
L’impact de la crise sur les femmes maliennes a été évoqué par une manifestante. « Les femmes se couchent, mais ne dorment pas aujourd’hui. Elles sont désespérées de la situation, assistent aux meurtres de leurs fils, frères et maris ».
Ousmane Chérif Madane Haidara, quant à lui, a affirmé que « tous les bons citoyens et musulmans soutiennent les militaires ». Pour lui, tous les Maliens doivent avoir une idée : s’unir pour soutenir les militaires, les moraliser et les consolider. Il prêche que les Maliens doivent faire bloc dans cette situation de crise, en s’occupant du pays. Et d’indiquer que « c’est l’union, l’amour entre Maliens, et l’entente du peuple » qui peuvent nous permettre de résoudre cette crise. « La méthode de guerre que nous connaissons a changé. C’est la personne en qui tu fais confiance qui te trahit et te tue », dira-t-il, avant d’inviter les FAMA à la prudence et à la résistance. « Notre espoir est Dieu, mais ceux (militaires) qui nous protègent, méritent d’être aimés et soutenus de tous », a-t-il clarifié. Et d’ajouter : « Dire que tu n’es pas militaire et que tu ne sais pas tirer, c’est quand ça va, sinon quand ça chauffe, tout le monde porte la tenue militaire. Si les soldats tombent, le Mali tombera ».
Mamadou Diarra

Source: Le Pays

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