Situation sécuritaire et Humanitaire dans le centre: Des jeunes peulh et dogon s’engagent pour la paix

Pour trouver une solution aux problèmes sécuritaires sévissant dans le Centre du Mali, des jeunes des associations Tabital Pulaku et de Ginna Dogon ont organisé une conférence de presse conjointe, le samedi 13 avril dernier, à la Maison de la Presse de Bamako.


Avant d’entrer dans le but du sujet, les conférenciers ont demandé à l’ensemble de la salle d’observer une minute de silence en hommage à toutes les victimes de cette crise que traverse notre pays, le Mali, de 2012 à nos jours.

Tous Ressortissants de la 5e Région, ces jeunes ont tout prioritairement souligné la nécessité du désarmement de toutes les milices sévissant dans le Centre du pays.

Bokary Guindo de l’association Ginna Dogon déclare: «Il faudrait désarmer tout le monde, tous les porteurs d’armes, à part les militaires ».

Ensuite, soulignera qu’un nombre important d’armes circule actuellement dans les Régions du Nord et du Centre du pays. Fa ce à cette réalité, poursuit-t-il, l’Etat doit parvenir à désarmer la zone. Aux dires de Michael Barry la Région de Mopti enregistre déjà des Déplacés, des écoles fermées, des bétails disparus, des stocks de vivres volés ou partis en fumée, la malnutrition chronique, des difficultés de plus en plus grandes de mobilités des personnes et des biens. «Mesdames et Messieurs, Face à cette situation, le Gouvernement du Mali, à travers ses structures concernées, notamment la Mission d’Appui à la Réconciliation Nationale (MARN), tente tant bien que mal d’endiguer le mal », a précisé Michael Barry dans son discours.

Par ailleurs, ces Représentants des deux jeunesses, main dans la main, envisagent de se rendre sur le terrain, dans le cadre de cette réconciliation tant recherchée.

«Nous comptons bien organiser des forums communautaires, mettre à contribution les Autorités coutumières et traditionnelles en place pour pouvoir dialoguer sur la question des armes », a affirmé Michael Barry.

Tous convaincus qu’il n’y aura pas de paix durable, de réconciliation escomptée sans présence réelle de l’État sur l’ensemble de la Région du Centre et partout dans le Mali. C’est pourquoi, Bokary Guindo, dira que : «Le rôle de l’État est vital. Étant donné que personne ne pourra garantir la stabilité sans l’apport de l’État », a-t-il précisé.

Mais pour les jeunes des deux communautés, il n’y aura pas de paix durable, pas de réconciliation sans la présence réelle de l’État sur l’ensemble de la Région du Centre.

Pour terminer, les conférenciers ont adressé des remerciements à l’endroit des femmes et hommes des médias et aux jeunes de la Région de Mopti pour le précieux appui qu’ils ne cessent d’apporter à la restauration de la confiance entre les Communautés de leur Région et du climat de vivre ensemble d’antan.

Mahamadou Sarré

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DÉCLARATION DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

Le Conseil de sécurité rappelle la résolution 2423 (2018) dans laquelle il a exhorté le Gouvernement malien et les groupes armés de la Plateforme et de la Coordination à prendre immédiatement des mesures concrètes pour appliquer des dispositions clefs de la Feuille de route adoptée le 22 mars 2018 sur une période de six mois.

Le Conseil prend acte du rapport du Secrétaire général présenté en application du paragraphe 6 de la résolution 2423 (2018) (S/2019/207).

Le Conseil prend bonne note de certains progrès accomplis dans l’exécution de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali depuis l’investiture du Président Keita le 4 septembre 2018. Il constate que davantage de mesures ont été prises durant les huit derniers mois qu’au cours des premières années ayant suivi la signature de l’Accord, qui se sont caractérisées par une certaine lenteur au niveau de la mise en œuvre. Il se félicite de : la tenue, dans le calme, de l’élection présidentielle, avec l’appui des groupes armés signataires ; de quelques progrès dans le processus de décentralisation, y compris grâce à l’adoption d’un décret fixant les modalités du transfert aux collectivités territoriales des services déconcentrés de l’État, selon leurs domaines de compétence respectifs ; de nouvelles mesures en vue de l’entrée en activité des administrations intérimaires dans le nord du Mali ; de l’enregistrement de tous les combattants admissibles aux fins du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration et du lancement d’un processus accéléré à l’intention de 1 423 combattants ; de l’adoption d’un décret fixant les modalités d’intégration dans les Forces de défense et de sécurité maliennes réformées et reconstituées ; et d’une plus grande représentation des femmes dans le Gouvernement actuel.

Le Conseil note que la mobilisation du Premier Ministre à l’appui de l’application intégrale, effective et sans exclusive de l’Accord, ainsi que la pression exercée par la communauté internationale, y compris la perspective de sanctions, ont constitué autant de facteurs pour obtenir ces résultats positifs. Il compte continuer de surveiller de près l’application de l’Accord. Il souligne que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), ainsi que les autres forces de sécurité évoquées dans la résolution 2423 (2018), contribuent considérablement à l’application de l’Accord et à la stabilisation du Mali. Il se félicite des mesures prises par la MINUSMA pour adopter une démarche plus robuste au cours des derniers mois, ainsi que de l’intensification de la fréquence et de l’ampleur de ses opérations.

Le Conseil regrette vivement que plusieurs dispositions de l’Accord évoquées au paragraphe 4 de la résolution 2423 (2018) n’aient pas encore été pleinement appliquées, voire amorcées, malgré ses appels répétés dans ce sens, ces derniers mois : l’adoption, à la suite de consultations en bonne et due forme, d’une loi portant création d’une police territoriale à l’échelle régionale ; l’affectation des ressources humaines, techniques et financières nécessaires aux administrations intérimaires dans le nord du Mali pour qu’elles puissent s’acquitter de leur mission ; l’intégration complète d’au moins 1 000 membres des groupes armés signataires aux Forces de défense et de sécurité maliennes ; le début de la réinsertion socioéconomique des membres des groupes armés signataires non intégrés, avec le concours de partenaires internationaux ; des progrès en vue du développement socioéconomique du nord du Mali, grâce à l’adoption d’une loi portant création de la zone de développement des régions du nord ; une plus grande participation des femmes aux mécanismes établis par l’Accord en vue d’en appuyer et d’en suivre la mise en œuvre.

Le Conseil note que les délais prolongés sur le plan de l’application concourent à un vide politique et sécuritaire qui met en péril la sûreté et la sécurité du Mali, ainsi que la viabilité de l’Accord. Il rappelle les dispositions de la résolution 2423 (2018) dans laquelle il avait affirmé son intention de suivre de près la mise en œuvre de la Feuille de route adoptée le 22 mars 2018 et de répondre au moyen des mesures prévues par la résolution 2374 (2017) dans le cas où les parties ne respecteraient pas les engagements convenus selon le calendrier prévu. Il souligne qu’il incombe au premier chef à toutes les parties à l’Accord de faire des progrès constants pour ce qui est de son exécution. Il les exhorte à s’abstenir de tout acte qui porterait atteinte à la mise en œuvre de l’Accord. Il demande à toutes les parties prenantes au Mali d’appuyer les décisions nécessaires en vue de la pleine application de l’Accord, d’une manière inclusive.

Le Conseil exhorte le Gouvernement malien et les groupes armés de la Plateforme et de la Coordination à continuer d’accélérer l’application de l’Accord au moyen de mesures sérieuses, significatives et irréversibles, à prendre de manière urgente. Il souligne l’importance d’une plus grande appropriation et priorisation de la mise en œuvre de l’Accord. Il encourage l’adoption par les parties maliennes d’une feuille de route révisée avec un calendrier clair, réaliste et contraignant, portant sur un nombre restreint de priorités, y compris l’aboutissement de la réforme constitutionnelle à l’issue d’un processus de collaboration et de participation, l’adoption d’un plan global en vue d’un redéploiement effectif des Forces de défense et de sécurité maliennes réformées et reconstituées vers le nord du Mali, ainsi que la création de la zone de développement des régions du nord. Il insiste sur l’achèvement rapide de la réforme constitutionnelle à l’issue d’un processus inclusif de collaboration, avec la participation sans réserve et l’assentiment du Gouvernement, des parties armées signataires, de l’opposition politique et de la société civile. Il lance un appel à l’intégration dans les Forces de défense et de sécurité maliennes des combattants qui prennent part au processus accéléré de désarmement, de démobilisation et de réintégration et qui répondent aux critères établis, ainsi qu’à l’adoption d’un projet de législation relatif à la mise en place de la zone de développement des régions du nord, avant la fin du mandat e

Source: L’Observatoire

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