Situation sécuritaire au Mali Des militants des partis politiques et de la société civile outillés sur les perspectives de solutions par la fondation CMDID

La Maison du partenariat a abrité, le mardi dernier, une conférence-débat  du centre malien pour le dialogue interpartis et la démocratie (CMDID) sur la sensibilisation citoyenne relative à la situation sécuritaire au Mali et les conditions du retour à la stabilité. Elle était intitulée:  »Comment assurer une meilleure participation des femmes et des jeunes aux perspectives de solutions ».

Cette conférence-débat a regroupé les  représentants des partis politiques de la majorité présidentielle, de l’opposition et  des organisations de la société civile.   Elle a été motivée par le constat amer que la fondation CMDID a fait de la situation sécuritaire.

Selon les documents de référence du CMDID,  le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU, en date du 5  mars  2019, sur la situation au Mali, révèle que malgré l’importance des initiatives prises au niveau international,  les conditions de sécurité ont continué de se dégrader. En témoigne l’augmentation du nombre d’attaques terroristes visant les forces nationales et internationales, la MINUSMA  et la population civile depuis 2016 (183 attaques en 2016, 226 en 2017 et 237 en 2018),

D’après la CMDID, ce rapport relève toutefois que dans l’ensemble, la participation des femmes demeure limitée au regard du processus de paix et de la  vie politique et publique.  Il soutient que les femmes sont également sous-représentées dans les mécanismes de mise en œuvre et de suivi de l’Accord, les 34 membres du Comité de suivi de d’accord ne comptant ainsi qu’une seule femme.

Ce document de l’organisation des Nations Unies d’ajouter que, traditionnellement, les femmes maliennes ne participent pas aux  négociations politiques et, tant leurs intérêts que leurs connaissances ne sont guère pris en compte. Il estime que les stéréotypes et les convictions associés à la condition féminine prédominent et empêchent les femmes de briguer un mandat public ou de faire entendre leur voix.

Pour prévenir cette situation susmentionnée et contribuer à la prise en compte de cette question, la fondation CMDID, en partenariat avec Open society for west Africa (OSIWA), a initié ce cadre d’échange.  Lequel a permis d’assurer l’émergence d’un espace d’échanges et de concertations pour les femmes et les jeunes en rapport avec la construction de la paix.

La rencontre a contribué à actualiser les données sur l’évolution de la situation sécuritaire, à renforcer les capacités d’analyses des femmes et des jeunes sur la question de l’insécurité et la mise en place d’un cadre ad hoc d’échanges sur la situation sécuritaire pour des propositions utiles Des pistes de solutions, des propositions et messages de sensibilisation ont été diffusés aux participants.

Présente à cette rencontre, l’ancienne ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et la famille, Oumou Bâh, a salué l’initiative de la fondation CMDID. Elle a exhorté les femmes à s’imprégner des textes et des mécanismes qui permettent un accès égal aux postes nominatifs et à des instances de décisions.

Siaka  DIAMOUTENE

Source: l’Indépendant

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