Situation humanitaire au Mali avec le coronavirus : OCHA Mali demande la flexibilité des bailleurs

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha Mali) a publié le mercredi 1er avril 2020 son rapport de situation en cette période du Coronavirus. Le constat révèle une augmentation des personnes dans le besoin d’assistance.

« La pandémie de coronavirus intervient dans un contexte déjà marqué par une situation humanitaire critique avec près d’un quart de la population malienne qui dépend de l’assistance humanitaire pour subvenir à ses besoins fondamentaux dans un contexte où les services et les systèmes sociaux sont affaiblis dans certaines zones. » Dans son rapport de situation du 1er avril 2020, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA Mali) souligne avec acuité toute la situation humanitaire qui prévaut dans le pays en cette ère de pandémie du Coronavirus.

À partir du mois de juin, cette organisation humanitaire estime que plus de 1,3 million de personnes seront dans un besoin d’assistance humanitaire. Or, avec le Covid-19, les agents humanitaires sont bloqués dans leur élan. D’où la nécessité pour OCHA Mali de demander à rendre disponibles les voies aériennes ainsi que routières afin de permettre aux agents humanitaires de venir en appui aux personnes dans le besoin.

« La couverture des besoins humanitaires en rapport avec le COVID-19 au Mali nécessite la flexibilité des bailleurs en vue de contenir la pandémie surtout dans un contexte où la requête annuelle, à travers le Plan de réponse humanitaire (HRP) de 390 millions de dollars, n’est financée qu’à hauteur de sept pour cent », précise-t-on dans le rapport.

Selon Ocha Mali, cette pandémie, malgré toutes les mesures préventives adoptées par les autorités de l’État, a porté son empreinte sur plusieurs domaines notamment sanitaire, éducatif, protection, hygiénique, etc.

« Les structures sanitaires ont un besoin urgent de matériel médical (respirateurs artificiels, combinaisons de protection, gants, masques, etc.) et de renforcement de leurs capacités de prise en charge des cas de COVID-19. Pour anticiper tout débordement des structures de prise en charge actuelles, les autorités sanitaires travaillent avec les partenaires sur la mise en place d’hôpitaux de campagne », souligne-t-on dans le rapport.

Toutefois, le rapport indique que les autorités maliennes sont en contact avec ses partenaires afin de venir à bout des déficits qui minent les structures sanitaires opérationnelles et combler les « lacunes existantes dans la disponibilité des tests, des équipements de protection et des fonds pour continuer à assurer les activités de prévention et de réponse. »

Sur le plan nutritionnel, l’organisation humanitaire des Nations unies estime nécessaire, en cette période du Coronavirus, de maintenir les activités essentielles de nutrition. Cela, afin de limiter les effets de cette pandémie sur les populations les plus vulnérables.

À s’en tenir au contenu de ce rapport, 355 000 enfants et 17 500 femmes enceintes et allaitantes souffrent de malnutrition aiguë sévère et modérée. « Le dispositif pour la mise en œuvre de ces activités devra être ajusté pour que les activités soient poursuivies et qu’elles ne contribuent pas à la propagation de la maladie, en étroite collaboration avec les secteurs santé et de l’EHA pour la mise en œuvre des gestes-barrières au niveau des structures de prise en charge de la malnutrition », rassure-t-on dans le rapport. Selon Ocha Mali, 3,8 millions d’enfants n’ont plus accès à l’éducation à cause du Coronavirus.

Togola

Source : LE PAYS

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