Sécurité nationale : et si l’état levait le moratoire sur la peine de mort ?

Le Mali est plongé dans une profonde crise multidimensionnelle depuis 2012. Elle est en grande partie soutenue par des pays amis du Mali avec la complicité de certains Maliens. Si depuis 1980, la peine de mort n’a été exécutée, il urge aujourd’hui, pour des raisons de sécurité nationale, de lever le moratoire afin de sanctionner les cas de haute trahison du pays et du peuple malien.


De 2012 à nos jours, l’effondrement politico-sécuritaire du Mali a atteint des dimensions insoupçonnées entraînant le pays dans une crise sans précédent. Si pour certains, la déstabilisation du pays a été orchestrée ailleurs, tous les ingrédients étaient bien là pour favoriser l’effritement de l’Etat nation du Mali.
De 2013 à 2018, des scandales financiers pouvant être considérés comme des cas de haute trahison d’un Etat en quête de souveraineté ont été révélés. Ces comportements sabordent les efforts de sécurisation des personnes et de leurs biens à un moment où le monde entier est à notre chevet.
Ces pratiques condamnées et punies par la législation malienne doivent être sévèrement réprimées. Pendant que des hommes et femmes paient de leur vie tous les jours pour assurer la sécurité des Maliens, d’autres se plaisent dans la traîtrise à travers les différentes missions qui leur sont confiées.
Ainsi, les scandales financiers dans les services de l’Etat, le vol d’armes dans les casernes, la surfacturation des équipements militaires et surtout l’achat d’avions de combat pourris sont et doivent être considérés comme des cas de haute trahison de l’Etat et du peuple malien.
Si depuis 1980, l’Etat malien n’a pas exécuté la peine de mort, bien que des criminels soient condamnés à la peine capitale, il urge aujourd’hui de lever le moratoire sur la peine de mort. Comme le disent certains, si l’arbre de la liberté se nourrit du sang des patriotes qui ont consenti le sacrifice ultime, il doit aussi être arrosé par celui des traîtres.
Dans de pareils moments d’épreuves, aucun cas de traîtrise ne doit être toléré parce que des vies en dépendent quotidiennement. Pour ce faire, les criminels financiers et les conspirateurs contre l’Etat saisis doivent condamnés à la peine capitale et exécutés pour servir d’exemples aux apatrides.
Gabriel TIENOU
SOURCE : Le Reporter

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