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Réforme de la CMDT-violation des droits de l’homme : Le gouvernement écoute !

Mercredi dernier, lors du point de presse hebdomadaire du ministre du commerce, Porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté, il était question de la privatisation de la filière coton et de violations des droits de l’Homme au Mali.

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Les ministres de l’Agriculture, Nango Dembélé, et des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, ont expliqué ces deux points importants du dernier Conseil des ministres.

Le ministre de l’Agriculture a présenté au Conseil des ministres une communication écrite relative aux propositions d’orientations stratégiques pour une nouvelle politique de dynamisation de la filière coton au Mali.

Pour Dr Nango Dembélé, le secteur coton demeure un pilier important de l’économie malienne et contribue au produit intérieur brut à hauteur de 15%.

Mais, poursuit-il, en dépit de cette contribution, le secteur connaît des difficultés malgré les efforts importants consentis par l’Etat pour relever la compétitivité de la filière cotonnière, notamment la subvention des intrants agricoles et l’accompagnement des partenaires au développement.

Profitant donc de l’embellie que le secteur coton connaît en Afrique en général et au Mali en particulier, le Gouvernement a pris l’initiative de procéder à la définition d’une nouvelle politique de dynamisation du secteur coton.

Un atelier de réflexion, organisé dans ce cadre en 2014, propose un nouveau schéma de privatisation de la filière coton axé, notamment sur la restructuration de la Compagnie malienne pour le Développement des Textiles (CMDT), l’unification des salles régionales de classement du coton, la reconfiguration du capital de la CMDT et la promotion de la production du coton dans d’autres zones favorables.

Il propose également des mesures pour le développement d’un système industriel performant de transformation du coton à travers, entre autres, le renforcement de l’outil industriel de la CMDT et la promotion de la consommation locale des produits issus des industries textiles et des huileries.

La nouvelle politique de dynamisation de la filière coton au Mali prévoit enfin la consolidation des acquis de l’interprofession du coton et de la confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton.

Pour le ministre Dembélé, ces cinq axes stratégiques proposés s’inscrivent en droite ligne de la Loi d’orientation agricole, de la loi portant sur le foncier agricole et de la Politique de développement agricole.

Le second orateur, Me Kassoum Tapo a parlé des accusations de violation des droits de l’Homme au Mali ; accusations provenant des associations de défense des droits de l’Homme, particulièrement la FIDH et de la MINUSMA.

Plus précisément, la mission onusienne accable les forces armées et de sécurité, la gendarmerie, les groupes armés (CMA, Gatia, Plateforme, ançardine…), jugés coupables depuis de le début de l’année de 75 cas divers de traitements inhumains et dégradants, de détentions arbitraires, d’exécutions d’extrajudiciaires, de viols, d’usage excessif de la force, et d’exactions multiples.

Le ministre en charge des droits de l’Homme dit avoir présenté cette situation en Conseil des ministres pour prouver que le Gouvernement malien reste profondément attaché aux droits humains. Et qu’il exige le respect absolu de ces droits humains le Mali étant un État de droit.

Cependant, «nous ne tomberons pas dans les travers des terroristes qui cherchent à faire de nous des terroristes comme eux », précise Me Tapo. Qui prend l’engagement que tous les cas signalés seront vérifiés et les auteurs traduits devant la justice.
Sékou Tamboura

 

Source:  Infos Soir

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