Recrudescence du banditisme à Bamako : les nouvelles autorités défiées par bandits armés

Peur sur la capitale malienne ! Tenez vous bien, les bandits dictent leur loi et braquent les paisibles citoyens en pleine journée sans que les forces de l’ordre réagissent.

 

Bamako, la capitale du Mali, jadis ville paisible où il faisait bon de vivre est devenue aujourd’hui un far West avec son cortège de braquage et attaque à main armée. Il ne passera plus une semaine sans qu’on signale un braquage spectaculaire. Quelques exemples pour illustrer cette situation rocambolesque.

Le mardi 1er décembre 2020, l’agence de la Banque de Développement du Mali (BDM SA) a été attaquée par des bandits armés vers 11h 40 mn. Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, on peut voir le garde neutralisé par les bandits armés avant de passer à l’opération.

Le lundi 30 novembre, sur l’Avenue OUA, non loin de la compagnie Africa Tours Trans aux environs de 11 heures, un opérateur économique répondant au nom de Mohamed Traoré  dit  Bafla, un jeune ressortissant de San, a été tué en plein jour et en pleine circulation dans son véhicule Prado 4X4 par des bandits armés qui ont emporté son sac avant de disparaitre dans la nature.

Le même jour, non loin de l’hôtel Radisson, deux piétons  un égyptien et son accompagnateur de nationalité malienne attaqués en plein jour  par deux hommes sur une  moto. Son sac emporté. Il a pris deux balles au niveau de son genou.

D’autres attaques spectaculaires ont eu lieu dans le passé. Une situation révoltante ! car ces bandes de malfaiteurs opèrent en territoire conquis et ne sont nullement iniquités par les Forces de l’ordre. Malgré l’existence de 17 commissariats de polices, les  Brigades de Gendarmeries (BT) dans les communes environnantes  appuyés par les unités spéciales  telles : la  Brigade Anti Criminalité (BAC), la Brigade Spéciale d’Intervention  (BSI) la Force de Lutte contre le terrorisme (Forsat), le Péleton d’Intervention de la Gendarmerie Nationale  (PIGN), les hommes d’affaires, les commerçants détaillants et acteurs du développement sont dans l’angoisse quotidienne.

La peur a gagné les esprits. Et la psychose s’installe. Ce qui est évident et inquiétant la criminalité urbaine progresse  significativement  sans que les populations voient une réaction timide de la part des autorités chargées de la sécurité.  Beaucoup s’interrogent si les bandits n’ont pas défié les nouvelles autorités ? Sinon comment comprendre que les bandits fassent ces braquages spectaculaires en pleine journée et s’évaporent dans la nature souvent au nez et la barbe des agents de force de sécurité.

Il y a deux jours, le Directeur général de la Police a réuni les responsables de la police pour donner des instructions fortes. Il est regrettable et déplorable de rendre à l’évidence que le patron de la Police nationale semble être dépassé par l’événement. Et le ministre de la sécurité et de la protection civile, Colonel Modibo Koné brille par son absence qui en dit long sur son incapacité et son incompétence à tenir la barque.

Mohamed Kanouté

Source : Mali24

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