Protection des droits humains : LE HAUT-COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES S’ENGAGE À APPORTER UN SOUTIEN TECHNIQUE AU MALI

Suite à l’attaque de Sobane Da (Mopti), le président de la République a écourté son séjour à Genève en Suisse. Mais avant de quitter la capitale suisse, Ibrahim Boubacar Keïta a rencontré Mme Michelle Bachelet, Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme.


L’entretien entre les deux personnalités s’est déroulé au Palais Wilson, en présence de deux membres du gouvernement : Michel Hamala Sidibé, ministre de la Santé et des Affaires sociales, et Malick Coulibaly, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Il y avait aussi le secrétaire général de la présidence, Moustapha Ben Barka.
Cette rencontre était d’autant plus utile que notre pays connait, en son centre, de graves atteintes aux droits humains. L’attaque de Sobane Da, où des enfants et des femmes ont été sommairement exécutés, en est une parfaite illustration. Mme Michelle Bachelet a donc mis cette rencontre à profit pour présenter, de vive voix, ses condoléances au chef de l’Etat et à toute la nation malienne. Elle a également salué les efforts du gouvernement en termes de réponse à ce qui s’est passé. Mais au-delà, le Haut-commissaire a exhorté les autorités à œuvrer davantage dans le sens d’une meilleure protection des populations civiles et de lutte contre l’impunité. S’agissant de l’accompagnement des Nations unies, Mme Bachelet a assuré le président de la République du «soutien total du Haut-commissariat aux droits de l’Homme à travers la division des droits de l’Homme de la Minusma». Aussi, s’est-elle engagée à apporter un appui technique au Mali pour une meilleure protection des droits de l’Homme. En retour, le président de la République a souligné la disponibilité du gouvernement à lutter contre l’impunité. Ibrahim Boubacar Keïta a également mis l’accent sur les efforts consentis par notre pays en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’Homme. La création de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) et de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) démontrent justement cette volonté de l’Etat malien à garantir le respect des droits humains.
En plus de ces structures, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a indiqué que d’autres reformes sont en cours au niveau de la justice et du secteur des droits de l’Homme.

Envoyé spécial
Issa DEMBÉLÉ

Source: L’Essor- Mali

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