Présumés auteurs du complot contre le Mali : où sont-ils et que font-ils ?

«J’ai chassé le colonialisme de chez moi, mais il continue de roder autour de nous. Il risque de revenir un jour avec l’aide d’un mauvais fils du pays.» Dixit le président Modibo Keïta, père de la nation le 01 Mai 1968, soit 6 mois et 17 jours avant l’assassinat du Mali, le 18 Novembre de la même année. Comme annoncé, ce fut fait en 2013 après que les 2/3 du pays se soient tombés entre les mains des narcoterroristes, à la suite du coup d’État ‘’le plus stupide de l’histoire de notre pays’’. Alors que ces terroristes progressaient vers la capitale, mettant en péril l’existence même du pays, le président de la transition de l’époque, Dioncounda Traoré, a fait le choix. Comment en est-on arrivé là ? Qui a fait quoi ? Qui fait quoi pour sortir le pays du fond de l’abime ? Lisez plutôt l’analyse d’Adama TOGOLA

 

Les soi-disant Démocrates de 1991 ont déraciné l’armée malienne, ont trahi le peuple.
En 1990, le régime du Gal président Moussa Traoré a signé l’accord de Tamarassets. L’avantage de cet accord pour les rebelles dirigés par Iyag Ag Aly était la démilitarisation des 3 régions du Nord. Évincés par un putsch militaire savamment préparé et exécuté par la France, les démocrates sous la 3e république ont décapité l’armée. La promotion de la prostitution pour les grades de généraux, la démoralisation des combattants par des vagues de corruption dans l’armée, l’armée politisée.
Pour eux, la Démocratie n’a pas besoin d’une armée offensive. Ils ont détruit la poudrière de Kati, brûlés les armes. En 2002, le tombeur du Gal Moussa Traoré, son excellence Amadou Toumani Touré, accède au pouvoir, dix ans après avoir remis le pouvoir au civil. Il a ouvert son pays aux bandits bien équipés, formés, des vrais fous de sang en provenance de la Libye incendiée par les impérialistes. Évincé du pouvoir après 9 ans et 10 mois de règne, le pays a entamé des séries de crises multidimensionnelles impitoyables quasiment inextricables. Le président de la transition imposé, son excellence Dioncounda Traoré, a appelé la France chassée par le premier président Modibo Keïta, depuis le 20 Janvier 1961.
Revenir à la hâte dans la nuit en traversant d’autres pays, les troupes françaises ont été accueillies avec allégresse par les esprits simples parmi les citoyens lambda et certains handicapés analystes politiques et politiciennes. La France et le Mali ont mené des opérations visant à restaurer la souveraineté du Mali dans les territoires abandonnés par l’armée sous les ordres des putschistes de mars 2012. En plus de serval, d’autres forces étrangères se joignent aux forces maliennes au nom des accords : la Minusma, la Barkhane, le G5. D’autres pays partenaires sont venus dans le cadre de la formation de nos forces de sécurité et de défense. En dépit de toutes ces troupes, tant de partenaires et des milliards de dollars mobilisés pour la reconquête de Kidal, car toutes les autres régions étaient conquises, la paix, la stabilité, la sécurité et le développement n’y sont pas revenus. La situation et les conditions de vies des populations deviennent de plus en plus difficiles. Les foyers de tensions se déplacent du Nord au Centre.
Tous les démagogues de ce système en place sont en vie.
Dioncounda Traoré : nommé le haut représentant du président de la République au Centre qui n’a pas besoin de lui, Dioncounda fut successivement ministre de la Modernisation des institutions de la République en 1992, puis ministre de la Défense du 16 avril 1993 au 25 octobre 1994, puis ministre des Affaires étrangères puis Président de l’AN du 30 septembre jusqu’à la chute du président Amadou Toumani Touré, le 22 mars 2012. Après, il a dirigé la transition jusqu’à la tenue de l’élection présidentielle de juillet 2013.
Coq dans toutes les sauces pimentées, amères et nauséabondes, il fut le fils indexé par le président Modibo Keïta, qui a dit dans sa prémonition d’un mauvais fils risque de faire revenir le colon. Le centre du pays brûle et il ne s’y rend pas. Il ne parle pas, n’agit pas et pourtant, le peuple souverain du Mali exige le retrait des forces d’occupation françaises que lui il a appelées.
Amadou Toumani Touré : ancien putschiste renversé par un putsch le 22 mars 2012 a été accueilli en héros après son exil au Sénégal. Il ne s’est pas excusé ni demandé pardon au peuple malien. Artisan de la destruction de l’armée par son populisme extravagant, pendant son règne, il a gradé 50 officiers aux grades de généraux. Victime de la guerre française contre la Libye, tout comme les autres pays de l’Afrique, il a été le seul chef d’État à ouvrir ses frontières aux mercenaires avec leurs armes sophistiquées qui ont éventré, trépassé nos combattants à Aguelhoc.
Là où le bât blesse, ils sont tous en vie et devraient constituer le triumvirat : Moussa-Alpha-ATT-Dioncounda pour sauver le pays du chaos qu’ils connaissent tous l’origine. Malheureusement, le dialogue national inclusif se passe sous leurs yeux et oreilles et aucun d’eux ne réagit. La lourde tâche est étalée devant l’actuel président incapable et incompétent pour régler seul et même avec sa majorité les crises qui sévissent dans notre pays.
Nous, nous ne voulons pas un dialogue national inclusif ni un dialogue politique, mais un dialogue souverain, refondateur du Mali.
Vive la coalition citoyenne pour la Renaissance du Mali
Vive l’Afrique

Signé par le politologue Adama TOGOLA

Source : Info-Matin

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