Pour une meilleure gestion de la crise au centre du pays : Les médias et communicateurs traditionnels de Mopti à l’école du cadre politique

Le mardi 19 novembre 2019, l’hôtel « Le campement » a servi de cadre, à Mopti ville, à l’ouverture de l’atelier de formation des médias et communicateurs traditionnels sur la stratégie de stabilisation des régions de Mopti et Ségou. Pendant trois jours, les participants seront imprégnés de plusieurs notions élémentaires.

 

D’entrée en  jeu, le représentant de l’Urtel, M. Oumar Diabaté a remercié l’assistance pour avoir répondu à l’appel avant d’affirmer la disponibilité de de son association à accompagner le processus de paix.

  1. Diabaté a rappelé la richesse de la région qui, de nos jours, subit les conséquences  d’une crise politico-sécuritaire. Selon lui, cela est dû  à l’émergence de  l’extrémisme violent dans le pays.

A son entendement, le cadre vient à point nommé et sa mission est pour une meilleure collaboration entre l’Etat et la population.

Il y va de soi, vu l’importance des médias, que les animateurs et communicateurs traditionnels soient des partenaires stratégiques.  D’où leur implication à  l’instant au processus à travers cet atelier de formation.

Le représentant l’URTEL  a exhorté les participants, au sortir de cet atelier,  au traitement équitable de l’information pour une gestion efficace de la crise.

A sa suite, le représentant du chef du cadre de gestion, M.  Touré dira que leur mission est de travailler avec l’ensemble des acteurs de Mopti à travers le comité régional pour une meilleure coordination. Il a également remercié la Minusma pour son accompagnement et les partenaires que sont les radios de proximité.

Selon M. Touré, le cadre est la volonté politique exprimée au plus haut niveau, c’est à dire au sommet de l’Etat.

Il a souligné la structuration du cadre qui est la suivante: Niveau national, c’est le comité politique qui  a deux composantes, présidé par le premier ministre. Une partie fixe constituée de 13 ministres… une seconde partie appelée modulable composée des autres départements et des partenaires.

Il y a aussi le niveau régional qui n’est que le reflet de celui national à l’intérieur du pays.

Quant au secrétariat permanent,  Moussa Touré  dira qu’il  est composé  de cinq experts chargés des questions de gouvernance,  juridique, de développement, humanitaire et de communication.

Il ajoutera que cette 1ère activité  s’inscrit dans le cadre de l’information et de sensibilisation avec des objectifs: généraux  et spécifiques dont le tout s’articule autour du renforcement des capacités pour une meilleure gestion de la crise.

Le représentant du Gouverneur de Mopti,  Kantra Diawara, quant à lui, s’est réjoui de cette initiative du cadre politique de venir partager, et former les médias et communicateurs sur ses missions et le devoir  des participants pour la sortie de crise.

Selon Diawara, les médias jouent un rôle important dans la stabilisation et ils doivent contribuer à l’instauration d’un meilleur cadre de tolérance au regard des conséquences douloureuses du conflit qui impacte  sur toutes les activités économiques et sociales de la région. Pour lui, il faut travailler à la cohésion sociale et  à  la réconciliation des cœurs et des esprits. Et cela se fera difficilement sans l’implication des médias et communicateurs traditionnels.

En tant que représentant suprême de l’Etat dans la région et aussi membre du cadre régional, le représentant du gouverneur a affirmé que leur accompagnement auprès des médias et communicateurs ne fera pas défaut pour une meilleure formulation des expressions qu’il faut pour la gestion idoine de la situation difficile qui prévaut dans la région.

A rappeler durant les trois jours, il sera question d’évoquer des question d’éthiques et de déontologie, des genres journalistes tels que l’ interview et la table ronde…Des animateurs de tous les cercles de la région de Mopti et certains venus de Bamako y prennent part.

Parmi les éminents experts qui s’exprimeront, il y a: Moussa Touré, Abdoulaye Diabaté…

Envoyé spécial à Mopti

Boubacar Yalkoué

Source : LE PAYS

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