POLICE NATIONALE : les fonctionnaires révoqués rappelés à reprendre service

Trois ans après leurs radiations, des sous-officiers de police ont eu gain de cause au tribunal. Ils ont repris depuis le 24 octobre dernier le service au sein de l’administration qui leur reprochait des faits condamnables. L’annonce a été faite hier mercredi 6 novembre lors d’une conférence de presse organisée par le syndicat de la police nationale dans les locaux du Groupement Mobile de Sécurité (GMS).

Face à la presse, le secrétaire général du syndicat de la police nationale, adjudant Daouda Cissé dira que leurs camarades de lutte  ont  obtenu leur réintégration dans le corps des fonctionnaires de la police nationale. Selon ses explications, la justice a estimé que l’arrêté du département de la police sans fondement pour matérialiser leurs exclusions du corps est abusif. Résultat : l’acte a été annulé le 24 octobre 2019.

Pour lui, l’administration de la police nationale avait radié ces fonctionnaires depuis trois ans pour des faits de “compromission portant atteinte à la considération de la police, manquement à la subordination hiérarchique et absences injustifiées au service”.

En effet, il  dit avoir informé sa hiérarchie de ces faits afin de restituer les dommages. D’après lui, cette sanction découle d’une procédure disciplinaire menée en marge des dispositions du décret portant statut spécial du corps des fonctionnaires de la police nationale du 4 octobre 2016. Il a affirmé qu’aucun de ces fonctionnaires n’a jamais reçu une demande d’explication pour présenter leur version des faits, d’être lourdement sanctionné alors que son supérieur hiérarchique n’avait, selon lui, jamais constaté une  irrégularité dans leur lutte syndicale mise sur leur compte. Preuve disait-il, de ce que la procédure disciplinaire a été montée à la DNGN et non au sein de son unité de rattachement. Autre argument, l’adjudant de police soutenait que la sanction proposée par le conseil de discipline n’est pas celle qui a finalement été appliquée.

Toujours selon le conférencier, ce raisonnement n’a pas ému les juges qui ont déclaré la requête de ces fonctionnaires de police  partiellement justifiée. L’arrêté attaqué a été annulé “avec toutes les conséquences de droit” selon la formule du tribunal et une compensation a été accordée à ces sous-officiers de  polices.

Toutefois M. Cissé a invité ses camardes à rester unis afin de donner une meilleure image à la police nationale.

“Nous sommes là pour défendre l’intérêt commune de la police. Nous faisons confiance à la justice malienne, car elle vient de montrer que l’ensemble des Maliens peuvent compter sur elle”, a conclu le secrétaire général du syndicat de la police nationale, adjudant Daouda Cissé. Lire la suite sur aumali….

Adama Diabaté   

Source: l’indicateur du renouveau

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