Nouvelle formule de gestion de la pension de retraite militaire : La DIRPA apporte des précisions

La direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) était face à la presse, hier mercredi 3 juin 2020. L’objectif était d’apporter des précisions sur certains sujets virulents qui font l’objet de débats  actuellement au sein du grand corps muet, notamment, la question de la bancarisation, la pension de la retraite et la fameuse problématique de faux contrat au MDAC sur un marché de véhicule estimé à 700 millions de CFA. C’est le directeur général de la DIRPA, le colonel major Diarran Koné qui a présidé la cérémonie en compagnie de son adjoint, le lieutenant-colonel Mariam Sagara et le commissaire colonel-major Aboulaye Ibrahim Traoré, DFM du ministère de la Défense et des anciens combattants (MDAC).

D’entrée de jeu, le directeur général de la DIRPA, le colonel major Diarran Koné a tenu à préciser que la nouvelle formule de gestion de la pension découlait de la loi N° 2018-053 du 11 juillet 2018, portant code des pensions des fonctionnaires, des militaires et des parlementaires ayant institué un nouveau régime de pension au Mali. Une volonté des plus hautes autorités qui consiste à faire un prélèvement de 4 % de cotisation sur l’ensemble des primes et indemnités du personnel militaire. Un élément nouveau, car le salaire brut était prélevé, depuis 1979, conformément à l’ordonnance n° 79-7/CMLN du 18 janvier 1979. Tout en soutenant que cette nouvelle formule de gestion de la pension vise à accorder « une retraite dorée », à ceux et celles qui y accèdent.

Le premier responsable de l’information et des relations publiques des armées a, par ailleurs, reconnu qu’elle entraine une légère diminution du Net à payer. Une réduction qui s’explique d’ailleurs non pas du fait de la diminution du salaire brut qui « reste inchangé », mais du fait que toutes les primes et indemnités, hormis seulement l’allocation familiale, sont soumises à cotisation. L’autre question qui a également nécessité de larges explications au cours de cette rencontre était la problématique de la bancarisation. Sur ce sujet, le colonel-major Diarran Koné et le commissaire colonel-major Aboulaye Ibrahim Traoré, DFM, ont dit comprendre l’envie et l’empressement des éléments à avoir accès à cet outil. Cela non seulement pour les éléments, mais aussi à cause du changement important qu’il apporte, notamment dans la sécurisation des salaires ; la maitrise des masses salariales ; la réduction de la perturbation des opérations et du service ; la possibilité de financement bancaire de projets par les personnels FAMA, notamment les prêts ; l’amélioration de la gestion comptable et financière des personnels FAMA ainsi que l’amélioration et le renforcement des capacités opérationnelles. Mais le département de la défense et des anciens combattants à travers son organe d’information a souligné beaucoup de problèmes quant à l’opérationnalisation de cette initiative malgré les nombreux avantages cités ci-haut.

Des difficultés qui font référence selon eux au taux d’illettrisme élevédes personnels ; la question des retenues (cession, petits vivres, pagnes dons d’argent, mutuelles, cotisation promo/contingent…) ; la couverture bancaire des zones et localités opérationnelles ; la capacité d’absorption des besoins financiers par des structures locales ; l’absence (difficulté) d’acteurs potentiels de transfert d’argent partenaire, etc.

Des problèmes sur lesquels les réflexions sont en cours, selon la DIRPA, afin de trouver une solution adéquate avant la mise en œuvre du système de la bancarisation. Mais néanmoins, ils ont rassuré que le processus va commencer ce mois de juin avec les officiers d’abord et les sous-officiers et hommes de rang après.

Concernant le troisième sujet qui était à l’ordre du jour, celui de l’affaire du faux contrat et imitation de signature au MDAC, les responsables présents n’ont pas fait trop de commentaires. Ils ont juste reconnu qu’il y’a bel et bien eu imitation de signature ; qu’il s’agissait bien d’un faux contrat ; que le MDAC, par le truchement du DFM, a porté plainte ; que le ministère a autorisé que le directeur des finances et du matériel réponde à la justice. Mais, juste qu’il y’a lieu de rectifier que seul le DFM s’y est rendu contrairement aux rumeurs qui font état de plusieurs autres cadres et personnels de la DFM/MDA et que le département de la défense et des anciens combattants est décidé à faire aboutir cette affaire de faux contrat sur un marché de véhicule portant sur 700 millions de CFA. Pour sa part, le directeur des finances et du matériel, le commissaire colonel-major Aboulaye Ibrahim Traoré indiqué qu’il faisait totalement confiance à la justice malienne pour tirer cette affaire au clair.

   ISSA DJIGUIBA

 Source: Journal le Pays- Mali

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