Noël sous haute protection

Avec notamment le message du nouvel archevêque métropolitain de Kinshasa Monseigneur Fridolin Ambongo qui a perpétué hier la tradition de l’Eglise catholique au Congo en glissant un message très politique dans sa messe de Noël.

Il a souhaité la « vraie paix » en République démocratique du Congo. « Une vraie paix » qui exige que les élections aient lieu à la date fixée du 30 décembre. Actualité CD cite la comparaison faite par le prélat entre la situation du pays et « celle du peuple d’Israël en exil ». « Est-ce excessif d’affirmer que le peuple congolais est en exil sur sa propre terre ? » La question est posée par Monseigneur Fridolin Ambongo. Pas vraiment de répits de Noël en RDC, mais un calme apparent qui interroge le journal Le Potentiel : dans son éditorial le quotidien se demande si ce calme n’est pas un « piège »,« pour faire échouer la tenue des scrutins » et met en garde contre « un quatrième report » qui serait « celui de tous les dangers ». Le quotidien en ligne burkinabée Wakat Séra revient quant à lui sur la polémique des machines à voter. Pour le quotidien, l’organisation des élections en cours constitue la fin d’un « cycle ». « En face de cette forteresse de manigances, se dresse un peuple blessé, un peuple prêt à en découdre. », pour le quotidien. Les célébrations de Noël sous haute protection cette année A l’image du marché de Noël de Bangui ouvert cette année aux chrétiens et aux musulmans, mais aussi au Mali et au Burkina Faso. Comme le souligne Le Faso, plus de 1 400 policiers ont été déployés dans la capitale Ouagadougou. La police appelle la population au respect des consignes sécuritaires. Une opération qui va perdurer jusqu’à début janvier. La presse du contient évoque également ces associations qui œuvrent pendant cette période avec un reportage de VOA Afrique sur l’association l’Empire des Enfants, qui organise comme chaque année des célébrations pour les enfants des rues. Au Mali, Ibrahim Boubacar Keita adresse un message à la communauté chrétienne. Un message repris ce matin par la presse et notamment par Mali web. Le président de la République malienne évoque dans un message rassembleur « le Dieu unique de miséricorde » qui aidera les Maliens à « surmonter leurs difficultés ». L’exécutif malien justement, toujours en difficulté face à la polémique autour d’un projet de manuel d’éducation sexuelle. Ce weekend, le président du Haut conseil islamique du Mali Mamoud Diko avait mobilisé des milliers de partisans dans les rues de Bamako et ce, malgré la suspension du projet de manuel par le gouvernement. Le site Malijet souligne la mauvaise stratégie du gouvernement et un recul en force de « désaveu » pour le ministre de l’Education. « Au lieu de prendre des mesures pouvant calmer les esprits, le ministre de l’Education a activé le feu avec des déclarations à l’emporte-pièce. », estime Malijet, qui va plus loin en considérant que c’est sa réaction qui a creusé « un grand fossé entre l’Etat et les religieux ». Ce dont le pays n’a pas besoin. Pour finir, les déplacements d’Alexandre Benalla intéressent la presse africaine. « Quand Alexandre Benalla met Macron mal à l’aise au Tchad. » Le quotidien béninois La Nouvelle Tribune revient sur les révélations de plusieurs médias français selon lesquels Alexandre Benalla, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron se serait rendu au Tchad dernièrement. Démis de ses fonctions pour « violences volontaires » et poursuivi par la justice, Alexandre Benalla aurait été accompagné par six personnes lors de ce déplacement. La Nouvelle Tribune rapporte qu’Emmanuel Macron a donc été forcé de rappeler que son désormais ex-collaborateur, n’avait aucun mandat spécial de représentation. Le chef de l’Etat, qui pensait prendre de la distance et de la hauteur avec ce déplacement, a donc été une nouvelle fois rattrapé par l’actualité française.

RFI

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