Mme Dembélé Oulématou Sow, présidente de la CAFO ” Des individus mal intentionnés ne sauraient faire de notre organisation leur propre patrimoine “

Suite à l’appel d’Assemblée Générale convoquée par Mme Fatoumata Sissoko, première Secrétaire aux finances de la Coordination des Associations et ONG Féminines du Mali (CAFO), prévue pour ce vendredi 23 août, à la Bibliothèque nationale, la nouvelle présidente de ladite organisation, Mme Dembélé Oulématou Sow a organisé, hier, à la Maison du Partenariat, un point de presse. Au cours des échanges avec la presse, elle a indiqué que « des individus mal intentionnés ne peuvent pas faire de notre organisation leur propre patrimoine « .

 

Pour la circonstance, elle était accompagnée par la première Secrétaire générale, Mme Sangaré Nana Coulibaly, la Secrétaire administrative, Mme Mariko Mah Mariko et plusieurs membres de son bureau.

D’entrée, elle a rappelé que Mme Fatoumata Sissoko, première Secrétaire aux finances avait saisi le tribunal de grande instance de la Commune III aux fins d’annulation des résolutions de l’Assemblée du 30 décembre 2017,  » mais le jugement N°164 du 15 février 2018, l’a déclaré irrecevable pour défaut de qualité « .

Et d’ajouter :  » Elle a révélé appel une seconde fois sus visé et la Cour d’Appel de Bamako rendit l’arrêt n°57 du 16 janvier 2019, signifiant des irrégularités imputables à l’Assemblée générale, alors que, conformément à nos textes, toutes les représentantes des régions, cercles du Mali et les communes du district de Bamako ainsi que celles des organisations affiliées ont pris part à ladite Assemblée Générale Extraordinaire, en témoigne la liste de présence « .

Elle a affirmé que son bureau a formé pourvoi devant la Cour Suprême du Mali,  » à présent, l’affaire est pendante devant ladite juridiction supérieure. Ce qui rend suspensives les résolutions de l’arrêt N° 57 du 16 janvier 2019 de la Cour d’Appel « .

Selonelle, c’est quasiment impossible que Mme Fatoumata Sissoko organise une assemblée générale quelconque, tant que la procédure judiciaire n’est pas close et ce, en plus de la situation de défaut de qualité.

En outre, elle a rappelé que la CAFO est la première faîtière des femmes du Mali, qui a été reconnue comme la seule organisation représentative des femmes, depuis 1992, par les plus Hautes autorités du Mali et inscrite dans le mécanisme institutionnel,  » des individus mal intentionnés ne sauraient en faire leur propre patrimoine « .

Toujours, selon elle, la CAFO est un espace, une chance pour les femmes du Mali. C’est pourquoi, elle a invité les autorités à tout mettre en œuvre pour que cela soit ainsi, en protégeant cet organe, qui représente une fierté nationale et même sous-régionale, au bénéfice de toutes les femmes du Mali.

Abdoul DEMBELE, Oumou Maïga-Stagiaire

Source: l’Indépendant

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