Mali : des ONG réclament des mesures sévères contre les violences faites aux femmes

Le plaidoyer vient du Collectif « Amazones » du Mali. Pour cette coalition d’ONG féminines, les pouvoirs publics sont indifférents aux violences de toutes sortes subies par les femmes en dehors ou au sein des ménages. « Les hommes se permettent beaucoup de choses, car ils savent que rien ne se passera après. Des interventions (sociales) se font et les plaintes s’arrêtent. Nous voulons que cela cesse parce que tant que les hommes auront cette idée qu’il n’y a pas de suite aux causes, les violences continueront », a dénoncé le 2 janvier dernier, Assetou Kouyaté, une militante lors d’un rassemblement destiné à réclamer des mesures de protection des femmes au Mali.

Un rassemblement auquel ont également pris part des proches de Fanta Sékou Fofana. Cette standardiste à la présidence de la République qui a été assassinée en fin décembre dernier par son conjoint. « On est là pour dénoncer cette violence faite à la femme, on est là pour des plaidoyers, pour que les autorités maliennes appliquent une loi ou bien, je ne sais pas quoi, pour que vraiment ça s’arrête », a indiqué Traoré Coumba Bah, cousine de Fanta Sékou Fofana.

Et pour que ça s’arrête, les Amazones qui entendent manifester au siège de l’Assemblée nationale samedi 6 janvier, exigent une loi spécifique de protection de la femme. Mais, la réduction ou l‘éradication des violences à l‘égard de la femme est aussi tributaire de la rupture d’une société malienne visiblement conservatrice avec les traditions et coutumes qui semblent défavorables à la femme. « Nous avons des règles religieuses qui relèguent la femme au second plan », estime Dembélé Oulematou Sow, présidente de la Coordination des associations féminines et ONG (CAFO).

Il faut donc une bonne dose de sensibilisation pour que bourreaux et victimes prennent conscience et changent les mentalités. « Parler des droits de la femme, parler de l‘égalité homme-femme, c’est considéré comme tabou. Mais il faut en parler pour éviter ce genre de situation, pour éviter ce genre de drame », propose le rappeur Master Soumy.

africanews.com

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