Mahmoud Dicko, hier, face à ses adeptes à propos de sa rencontre avec le président de la République: ” Nous allons continuer à poser des actes jusqu’à la démission du Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga”

Après la marche pacifique de vendredi dernier et la rencontre avec le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, lundi dernier, l’Imam Mahmoud Dicko a rassuré ses fidèles, hier, au cours d’un briefing, au siège du Haut Conseil Islamique. A cette occasion, il a rappelé que leur objectif n’est pas de détruire le pays mais de le sortir de la main de ces personnes qui veulent le détruire.

 

Dans son allocution prononcée en la circonstance, l’Imam Mahmoud Dicko a remercié tous les Maliens pour la grande mobilisation du 5 avril 2019 qui, selon lui, n’a pas d’égale, depuis l’indépendance jusqu’à nos jours.  » Beaucoup de gens nous ont rapproché pour qu’on mette fin à nos différentes manifestations. Personne ne peut changer notre position pour la bonne marche du pays. Ce pays, nous le connaissons, notre objectif n’est pas de le détruire, c’est pourquoi nous allons agir avec toute notre intelligence jusqu’à la satisfaction totale « , a précisé l’Imam de Badalabougou.

Et de poursuivre que  » la construction d’un pays commence d’abord par le changement de comportement des hommes qui le dirigent « .

A ses dires, au Mali, l’Armée, l’Education, la Santé, la Religion ont toutes été dévalorisées à cause de la mauvaise gouvernance.  » Nous allons nous rassembler pour recoudre ces différentes parties « , a-t-il indiqué.

Selon lui, c’est avec un gros cœur qu’on peut sortir le pays de cette crise multidimensionnelle mais il faut le faire avec une grande modération.  » On veut nous pousser à la faute en arguant que notre objectif c’est de susciter la violence et la destruction des biens publics. En réalité, tout cela ne vise qu’à couvrir leurs carences « , a dénoncé Mahmoud Dicko.

Et pour ne pas tomber dans leur piège, il a invité ses fidèles à agir avec intelligence, pour montrer à ces dirigeants qu’ils n’ont plus les moyens de diriger ce pays.  » Comme le dit l’autre,  »Kèlèkotè », ce n’est pas une histoire de guerre mais une question de temps. Quand les familles fondatrices sont venues nous voir, je leur ai indiqué que nous allons continuer à poser des actes et à leur  demander de dire aux dirigeants  de nous laisser manifester et nous espérons qu’avec l’aide de Dieu Tout-Puissant, nous n’ironspas dans le sens de la destruction de notre patrie « , a rapporté l’Imam Dicko, qui poursuit ainsi.  » Nous avons montré à l’opinion nationale et internationale notre indignation face aux différentes crises que traverse le Mali.  Nous attendons maintenant les actes concrets que le président de la République va poser pour qu’on puisse avancer « ,a-t-il martelé.

Il a aussi soutenu qu’ils vont continuer à poser des actes jusqu’à la démission du Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga.

S’agissant de sa rencontre avec le président, Ibrahim Boubacar Kéita, l’Imam de Badalabougou a indiqué que son éducation ne lui permettait pas de décliner l’invitation du président de la République.  » Le lundi, lorsque nous sommes arrivés sur place, le président nous a demandé de parler, je lui ai alors indiqué que c’est lui qui nous a fait appel, à lui de nous dire les raisons de cet appel »,a-t-il expliqué.

Il a conclu qu’il doit rencontrer le Chérif de Nioro, Bouillé Haïdara, pour faire le point des activités menées et envisager les nouvelles actions devant être engagées.

Abdoul DEMBELE

Source: l’Indépendant

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