LIEUTENANT DIAKITE FATOUMATA MARIKO : “Quand la femme travaille dur, c’est le pays qui gagne”

A l’occasion de la célébration du 8 mars, Journée internationale de la femme instituée par la communauté internationale, des femmes battantes comme le lieutenant Diakité Fatoumata Mariko s’exprime sur les actes qu’elles ont posés pour donner plus d’éclat à cet hommage à la femme.

Pour le lieutenant Diakité Fatoumata Mariko, la journée du 8 mars est l’occasion pour beaucoup de femmes de se remettre en cause pour une participation active au développement de leur pays.

Elle a fait 4 ans d’exercice à la tête de deux unités d’enquêtes et d’investigation judiciaire. Elle a fait savoir que le travail donné durant ces 4 ans au Mali est tout naturel car c’est le Mali qui lui a tout donné en premier lieu. A ses dires, au cours de ces années, elle a servi avec loyauté et persévérance à la tête de ces deux brigades territoriales de la gendarmerie (Bamako-Coura et Ouezzindougou de 2015 à 2019). Pour elle, ces services lui ont permis de mettre hors d’état de nuire plusieurs bandits de grand chemin.

“J’ai procédé à la saisie de plusieurs drogues et substances toxiques. J’ai mené plusieurs investigations sur les violences sous toutes ses formes basées sur le genre. En plus de cela, j’ai contribué à renforcer la confiance entre la population et les forces de sécurité à travers des activités de proximité…”

Parlant du thème de l’année 2019, elle dira qu’il est approprié parce qu’après avoir écouté des femmes victimes des violences (physique, psychologique, économique, morale) dans l’exercice de sa profession, elle a contribué à l’arrestation de leurs bourreaux afin de les remettre à la justice.

Et depuis le lieutenant Diakité Fatoumata Mariko s’est attelée à la tâche pour mettre ces femmes victimes à la disposition des structures de prise en charge. Elle attend d’être déployée à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Centrafrique (Minusca) dans les UNPOL (Police civile des Nations unies) dans les opérations de soutien à la paix (OSP).

Pour conclure, elle a laissé entendre que “quand la femme travaille dur, c’est le pays qui gagne”. Pour parler de ses appuis dans ce combat de tous les jours, elle a remercié les personnes qui ont contribué à sa réussite notamment le directeur général de la gendarmerie, en l’occurrence le général de brigade Satigui dit Moro Sidibé qui, d’ailleurs a été le tout premier DG à nommer une femme à la tête d’une brigade de la gendarmerie. Et un vibrant hommage à son mari, qui agissant dans l’ombre, a été cette main invisible pour la soutenir inlassablement dans toutes ces actions.

Moribafing Camara

Source: indicateur du renouveau

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