Le Mouvement « Yerewolo Debout sur les Remparts » décrète 2020, année de la clarification

Le Mouvement « Yerewolo Debout sur les Remparts » a organisé, samedi dernier, une conférence de presse à la Bourse du travail. C’était toujours dans la mouvance de s’opposer à la présence française sur le territoire malien.

Le prêcheur Sanogo, qui a tenu à préciser la nature apolitique et non confessionnelle du Mouvement, a lancé un appel au patriotisme et à la mobilisation des Maliens. Ensuite d’autres militants ont exprimé le thème de la clarification. Pour eux ils doivent saisir la balle au bond, après les propos du président français, Emmanuel Macron. Donc, ils ont décrété 2020 : année de la clarification. Le mouvement « Yerewolo Debout sur les Remparts » appelle tout le monde, à savoir, les hommes politiques et la jeunesse à clarifier leurs rôles. Mme Wadidié Founé Coulibaly a salué les étudiants et la presse.  Si les occidentaux arrivent à communiquer, selon leurs intérêts, a-t-elle dit, c’est grâce à leur presse, car leurs médias publient ce qui les arrange.

Elle a félicité la presse malienne qui est gazée en même temps que les militants de « Yerewolo Debout sur les remparts ». Elle a rendu hommage aux militaires morts, au combat.  Elle a fustigé les élections de « Miss » au moment où certains pleurent encore leurs morts. Ensuite des militants du mouvement ont expliqué la réunion de la jeunesse des pays du Sahel, qui s’est tenue au Burkina Faso, à Pô, au moment où se tenait en France, à Pau la rencontre entre le chef d’Etat français et les présidents des pays du G5 Sahel.  Ils ont traité le président français d’effronté et d’indigne.  Ils sont déterminés, ont-ils dit, à continuer leur lutte contre l’impérialisme et  pour la défense de la patrie. Adama Ben Diarra a soutenu que la résolution prise à Pau par Macron et les chefs d’Etat du Sahel est nulle. Il s’est indigné que Macron ait dit que les manifestants contre la France, sont manipulés. Il a rappelé des points portant sur leur réunion au Burkina Faso, notamment des communications qu’ils vont entreprendre au mois de février et la « Journée rouge du 26 mars », pendant laquelle ils veulent sortir pour manifester leur opposition à la présence française. Ensuite la déclaration du mouvement a été lue.

 

B.D.

Source: Canard Déchainé

 

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