La cherté de la vie: Quand des chefs de famille n’arrivent pas à subvenir aux besoins de la famille

La capitale bamakoise devient de plus en plus chère dû à la situation du moment.  Il n’est pas facile pour certains chefs de famille d’avoir les trois repas à la maison.  Les femmes ainsi que les enfants  sont laissés pour  compte et se chargent de leur alimentation.

Des dépenses plus qu’il n’en faut sont sur la tête des chefs de famille qui arrivent à peine à gagner la moitié de que qu’ils doivent dépenser.  En plus de la maison, il faut prendre en charge  les enfants, leurs scolarités,  les frais de transports,  le repas complet de la journée etc..  Face à cette situation,  nombreux ont démissionné de leur poste.  Les familles se trouvant dans cette catégorie n’ont pas de modèle patriarche.  Comme dit le dicton “Chacun pour soi et Dieu pour tous”.

Dramane KONTA,  chef de famille,  pour ça part a  préféré jouer à la loterie chaque jour pour pouvoir compléter l’argent de popote. Il dit avoir fait de son mieux pour joindre les deux bouts,  malheureusement il n’a pas été chanceux, car il fut renvoyer de son boulot et n’en trouve pas depuis 6 mois.  Grâce aux revenus de sa femme qui fait un petit commerce,  sa famille arrive à manger au moins deux fois par jour.

Ceci étant,  la pauvreté gagne du terrain et ne cesse de faire des victimes.” Les prix des produits ne cessent d’augmenter,  la vie à Bamako devient amère.  Le plus étonnant, c’est que personne ne peut te venir au secours au moment opportun.  Tout le monde crie, que ça soit les riches ou les pauvres.  Tu peux chercher 1000F comme prêt aujourd’hui, tu ne trouves pas.  Les gens sont devenus méchants et pire encore les riches.  ” Dixit Moustapha BALLO.

Si les chefs de famille crient au secours,  les femmes et les enfants ne peuvent que se débrouiller pour subvenir à leurs besoins.  Ces femmes n’ont d’autre choix que de faire des petits commerces et rentrer dans des tontines. ” Mon mari a un revenu faible et cela ne couvre pas les dépenses de la maison.  Je vends des friperies au marché et c’est grâce à cela que j’arrive à compléter. Les tontines aussi m’aident beaucoup.  Je peux prendre jusqu’à 100.000F CFA par tontine. La ville devient trop chère pour nous qui sommes que des paysans.  ”

Une capitale qui devient de plus en plus chère, il y a lieu de se demander pourquoi l’argent ne circulent plus comme avant ?   Marietou a la réponse à cette question” les gens profitent de la situation du pays pour augmenter le prix de leurs marchandises. Les revenus sont les mêmes, mais seulement les dépenses ont doublé voire triplé.  Il n’est plus possible de préparer pour une famille sans avoir au moins  2000 F CFA.  Tout est devenu cher.  Que les autorités fassent quelques choses sinon nous allons fuir Bamako un jour. ”

Pourtant nous assistons tous les jours à des achats de voitures de marque,  des gens vivent la belle vie.  La classe moyenne s’apauvrissent et celle des riches s’enrichissent.  Il est important de souligner que pendant cette période,  des enfants ont dû abandonner les études pour faute de moyen.

Cette cherté a amené Lassina sur le chemin de la mendicité.  Lui,  sa femme ainsi que ses trois enfants se placent dans des endroits stratégiques pour mendier.  Le soir, ils rentrent à la maison où ils font le compte des recettes du jour.  C’est ainsi qu’ils vivent depuis plus de 8 mois sans une aide.

Finalement ce coût élevé de la vie n’arrange pas ceux qui la font à savoir :les maçons,  les menuisiers,  les mécaniciens,  les chauffeurs etc… pour ne citer que ceux là.  La cherté provoque aussi la délinquance des jeunes,  l’abandon des foyers,  l’anarchie.

AFANOU KADIA DOUMBIA, stagiaire

Malijet

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