ITIE – Mali : Le collège des OSC tire la sonnette d’alarme

Le collège des Organisations de la société civile (OSC) membre du Comité de pilotage de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) compte organiser l’atelier d’autoévaluation en vue de préparer le Mali pour la prochaine validation qui débute le 1er octobre prochain. L’annonce a été faite mercredi dernier à la Maison de la presse lors d’un point de presse animé par son président, Abdoul Wahab Diakité.

L’objectif visé, selon eux, était d’attirer l’attention sur «le risque de la suspension du Mali au niveau du secrétariat international de l’Itie pour manque de progrès» constaté depuis quelques années.

«Au niveau de l’Itie, à chaque validation, il faut faire des progrès», a précisé Abdoul Wahab Diakité. La dernière validation du Mali remonte à 2019, sanctionnée par quatre mesures correctives à mettre en œuvre d’ici la prochaine.

Il s’agit-là de surmonter les difficultés constatées ou qui existent pour réconforter la transparence dans la gestion des activités minières de notre pays. à titre de rappel, la première validation du Mali a eu lieu en 2011. La seconde est intervenue cinq ans plus tard, 2016. à l’issue de la Conférence internationale de l’ITIE, tenue à Paris le 17 juin 2019, son conseil d’administration avait estimé que le Mali avait accompli des «progrès significatifs» dans l’application de la norme Itie 2016.

Notre pays a, par ailleurs, été invité à satisfaire quatre mesures correctives. Il s’agit de s’assurer que les procédures de nomination et de remplacement des représentants siégeant au Groupe multipartite de l’Itie soient publiques et mises en œuvre, les octrois et les transferts de licences minières, pétrolières et gazières au cours de l’exercice sont publiés annuellement, en faisant ressortir les processus d’octroi et de transfert des licences, y compris les critères techniques et financiers utilisés. Il avait été également demandé à notre pays la mise en place d’un mécanisme systématique et structuré permettant de mener un suivi des recommandations consignées dans les rapports ITIE et de validation.

Ce dispositif devrait être assorti d’un calendrier précis intégrant une évaluation des progrès accomplis en matière de réalisation des objectifs définis dans son Plan de travail. Y compris l’appréciation de l’impact et des résultats à la lumière des objectifs énoncés, a énuméré le conférencier.

Rappelons que le Mali a adhéré à l’Itie le 2 août 2006. L’Itie regroupe les représentants des gouvernements, des OSC et des entreprises extractives. 55 pays, dont 21 en Afrique mettent en œuvre le processus Itie.

L’objectif visé est l’accroissement de la transparence dans la gestion des ressources extractives, le développement durable, la réduction de la pauvreté, la prévention des conflits, la stabilité dans les pays mettant en œuvre le processus Itie.

Makan SISSOKO

Source : L’ESSOR

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