Incendie du camion-citerne du mardi dernier : L’ANAM au cœur de la prise en charge médicale des blessés

L’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM) est un établissement public du Mali qui pour mission la gestion et la mise en œuvre du Régime d’Assistance Médicale (RAMED).

 

Le RAMED a été institué en 2009 par le Gouvernement de la République du Mali pour assurer la prise en charge des indigents et des admis de droit sur toute l’étendue du Territoire national.

Sa mise en œuvre est confiée à plusieurs acteurs dont la Direction Nationale de la Santé à travers les formations sanitaires (hôpitaux, CSREF et CSCOM et autres établissements de santé spécialisés), les services techniques du développement social, les collectivités territoriales, etc.

L’ANAM est chargée de la coordination des actions pour la mise en œuvre du RAMED. A ce titre, elle a essentiellement pour missions spécifiques :

  • L’immatriculation des bénéficiaires au RAMED ;
  • La prise en charge médicale des personnes immatriculées au RAMED.

Dans ce cadre, de 2011 à 2016, l’ANAM a immatriculé 134 875 bénéficiaires. Ces résultats lui ont valu l’extension du bénéfice du RAMED aux blessés de conflits armés et de catastrophes naturelles en plus des indigents et de leurs ayants-droit.

C’est ainsi qu’à partir de 2016, l’ANAM assurera la prise en charge gratuite et totale de tous les blessés civils et militaires dans les conflits armés sur tout le Territoire, dont il faut citer l’attentat du camp du MOC à Gao, du Campement Kangaba près de Bamako, les brûlés du gaz butane de Kabala, l’effondrement d’un immeuble à Banconi dans le District de Bamako.

A la date du 30 juin 2019, plus de 170 000 personnes ont bénéficié de prise en charge médicales gratuites dans le cadre du RAMED dont 2 348 blessés de guerre et de catastrophes.

Depuis le mardi dernier, l’ANAM assure la prise en charge médicale de tous les 46 blessés de l’incendie du camion-citerne entre les quartiers Badalabougou et Daoudabougou survenu le 24 septembre 2019, à travers les hôpitaux de Bamako, principalement l’Hôpital du Mali et le CHU Gabriel TOURE, qui procèdent aux prises en charge techniques et envoient les factures à l’ANAM pour remboursement.

Malgré toutes les difficultés, l’ANAM reste une structure publique de sacerdoce, qu’il faut appuyer, notamment dans la perspective du Régime d’Assurance Maladie Universelle au Mali.

Communication Anam

Source : Le Pays

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