IMAM Mahmoud Dicko: ‘‘on ne doit pas chercher d’autorisation pour marcher’’

Il y a des responsables qui prennent des billets d’avion avec l’argent du contribuable malien, sans problème, pour traverser les océans afin de se rendre en Europe parce qu’il y a eu des tueries chez nous. Mais marcher au Mali parce qu’il y a eu des massacres devient un crime. On ne doit pas chercher d’autorisation pour ça.

On devrait être tous là, gouvernement, Assemblée nationale, majorité et opposition, tout le monde devrait être là aujourd’hui pour qu’ensemble, nous disions non à l’amalgame, non à la confusion, non à la barbarie. Pour qu’ensemble, nous puissions dire plus jamais ça au Mali. C’est ça le message, je voudrais le dire. Nous avons fait le 10 févier 2019 un grand meeting, au cours duquel le Chérif de Nioro, Achoroffi Choroffa, a donné un message. Le message a été mal compris chez les autorités, mal interprété. Encore, nous leur demandons d’écouter, de comprendre, de diligenter ce message. Nous avons vu l’exemple, ces quelques jours, un grand homme qui a lutté pour l’indépendance de son pays ; le président Boutéflika, qui a été l’artisan de l’indépendance de ce pays, quand le peuple lui a demandé de partir, il est parti avec dignité en adressant une lettre d’excuse. Il a demandé pardon à son peuple. C’est ça la grandeur d’âme, la dignité, l’honneur. C’est ce que les grands hommes font, face à l’histoire. Ce n’est pas de braver votre peuple, votre opinion, votre population en pensant que si je vais écouter votre opinion cela est pour vous une humiliation. Non ! Pas du tout ! C’est ce qui vous honore.

Je le dis à l’endroit de mes frères et amis, qu’ils comprennent qu’on ne veut pas de mal à ce pays. Nous ne sommes pas de cette force qui veut mettre le feu à ce pays. Nous avons toujours participé, contribué pour qu’il y ait la paix dans ce pays. Et ne ce n’est pas le contraire.

Chérif Ahmed SIDI, un disciple du Chérif Bouyé : « Boubèye ne peut pas »

Le Chérif n’a aucun problème particulier avec Boubèye. Mais il est convaincu qu’il ne peut pas faire le bonheur des Maliens. Et le Chérif a toujours souhaité et demandé au président IBK qu’il a soutenu en 2013 que Boubèye ne soit pas le Premier ministre. Car convaincu qu’avec lui, le Mali n’aura pas la paix. La preuve, depuis qu’il est là, il n’y a pas de paix, il n’y a pas de sécurité, il y a même la guerre civile. Nos militaires, les civils sont en train de mourir comme des poulets, comme des criquets. C’est Bouèye qui est derrière tout ça. Ils ont la sécurité à Bamako, c’est pourquoi ils ne veulent pas amener la sécurité au centre.

Le Chérif a fait preuve de retenue, sinon Boubèye allait partir dès les premiers instants. Mais seulement, il veut que ça soit par la volonté du peuple. Il n’a jamais demandé quoique ce soit à Boubèye. Le Chérif n’est pas dans le besoin, il a la baraka d’Allah.

Depuis que Boubèye est là, les religieux ne s’entendent pas, l’État n’arrive plus à payer le salaire, les cheminots sont en train de mourir, ne voyez-vous pas ça. Dis-moi ce que IBK a pu réaliser de satisfaisant dans ce pays ?

Ce que Bouyé défend, c’est le Mali, il est un Malien, il est là pour le Mali. Il aime tous les Maliens sans distinction d’ethnie, de race, de religion, ou d’obédience confessionnelle. Ce qui le préoccupe aujourd’hui, c’est le Mali, car il voit qu’IBK n’est pas à la hauteur. Si c’était pour ses intérêts personnels, il pouvait régler ça sans IBK. Car le Chérif a aidé IBK quand il était encore pauvre, il a battu campagne dans les véhicules du Chérif qui a mobilisé 700 millions F CFA pour financer sa campagne en 2013. Aujourd’hui, élu président, IBK a les moyens de donner des milliards FCFA aux gens. Donc, il ne peut pas refuser d’aider le Chérif s’il en était demandeur. Mais, ce n’est pas l’argent qu’il vise, mais il voit qu’IBK n’en peut plus. Il est devenu président grâce au soutien du Chérif, du Check Mahmoud DICKO, sinon, il n’avait ni argent ni électorat. Aujourd’hui, le Chérif est derrière le peuple, il suit la décision du peuple dont il veut le bonheur.

Le Mali est à terre aujourd’hui, mais le Mali ne dépend pas d’IBK ou de Boubèye, mais des bénédictions de ces Cheicks. Donc, même si tous les deux démissionnent le Mali va continuer à exister tant bien que mal.

 

Source: info-matin

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