Fake News : Les rédacteurs en chef en première ligne de défense

La section des Affaires publiques de l’ambassade des Etats unis au Mali a organisé les 20 et 21 mai à Bamako, un atelier de formation sur les fake news. L’atelier a réuni une vingtaine de patrons de presse et de rédacteurs en chef.

Qui est l’auteur de la fausse information ? A qui profite la manipulation ? Quel est l’objectif visé ? Ils étaient 25 patrons de presse et de rédacteurs en chef de la presse écrite, de la presse en ligne, de la télé et animateurs de site réunis en atelier autour de ces questions essentielles pour bien comprendre comment se construisent les fake news.

Les fake news (fausses nouvelles) sont des informations volontairement fausses ou truquées véhiculées à travers les médias ou via les médias sociaux avec l’intention d’induire en erreur dans le but d’obtenir un avantage financier ou politique.

En séances théoriques et pratiques, les participants ont appris à identifier ces fausses informations de même que les dispositions légales en vigueur au niveau de la sous région.

Avec Noël Kokou Tadegnon et de Combetey Combey Djddjolé, des experts togolais, les journalistes se sont vus familiariser avec les outils de vérification des infos sur l’internet ainsi que les sources d’informations fiables. Ce, pour ne pas tomber dans ce piège des fake news, qui reste et demeure, selon les formateurs “l’esprit critique et douter  de tous”.

À partir des fake news circulés au Mali,  les journalistes en travaux de groupe, ont disséqué le fonctionnement de ses fausses informations.  L’anatomie d’une fake news se classe en satire ou parodie, contenu trompeur, contenu fallacieux, contenu fabriqué, liens erronés, faux contexte ou contenu manipulé.

La vingtaine de participants ont été aussi initiés en tournage et montage vidéo avec un Smartphone. Des exercices pratiques ont sanctionné cette deuxième étape de la formation.

Pour la directrice des Affaires publiques de l’ambassade des Etats unis au Mali, Wendy Barton, son pays soutient cet atelier parce que c’est un service civil et social pour informer les citoyens des dangers de la fausse information dans les médias. Et de souligner que les rédacteurs en chef sont la première ligne de défense de cette lutte contre les fake news. “Nous espérons que ces informations vous donneraient des outils pratiques pour vous aider dans vos tâches à améliorer la crédibilité des reportages et à aider d’autres journalistes dans la promotion de l’accès à des informations saines qui renforcent la confiance”, a-t-elle dit.

Moriba Coulibaly, rédacteur en chef à l’Essor, a, aux noms des participants, remercié les Etats unis pour l’initiative. Il a  souhaité qu’elle soit élargie à d’autres journalistes. La remise des attestations a marqué la fin de la formation. Elle a été présidée par le nouvel ambassadeur des Etats unis au Mali, Dennis Hankins.

Kadiatou Mouyi Doumbia

 Mali Tribune

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