Effondrement d’une mine à Sadiola : 5 morts et 7 blessés enregistrés

Les mines artisanales continuent de faire des victimes au Mali. Ce lundi 8 juin 2020, 5 morts et une dizaine des blessés ont été enregistrés suite à l’effondrement d’une mine sur des orpailleurs à Sadiola, de la région de Kayes. L’information est confirmée par les autorités de la cité des rails. Cette mine s’effondre sur des orpailleurs alors qu’un décret ministériel interdit l’orpaillage en cette période hivernale.

L’effondrement a eu lieu sur un ancien site qui était exploité par la Société d’exploitation des mines d’or de SadiolaSEMOS.sa. Ce sont des orpailleurs traditionnels qui opèrent clandestinement dans la zone, soulignent des sources locales. L’incident a eu lieu dans la nuit du lundi dernier aux environs de 22 heures, précise le commandant de la légion de la gendarmerie de Kayes.

Le bilan du drame est de 5 morts et 7 blessés qui ont été évacués au Centre de santé communautaire de Sadiola. Toutefois cet effondrement de mine n’est pas le premier enregistré dans la zone de Sadiola. En 2018, l’effondrement d’une mine artisanale avait aussi fait plusieurs morts dans la zone. La même année, au moins 17 corps ont été retrouvés suite à l’éboulement d’une mine de Krouketo.

L’incident de lundi dernier intervient dans les mines artisanales à un moment où un décret ministériel qui date du 6 juin 2014 interdit toute activité sur les sites d’orpaillage en période hivernale. Cette interdiction concerne la période du 15 mai au 30 octobre de chaque année. Selon le lieutenant-colonel Najim, une mission a été dépêchée cette semaine dans les cercles de Kayes et de Keniéba pour l’application de ce decret.

Kangaba, les orpailleurs sont conscients des dangers auxquels ils sont exposés en cette période hivernale. Toutefois ils estiment ne pas avoir d’autres moyens pour subvenir à leurs besoins. Néanmoins des mesures sont prises au niveau de ces sites pour éviter ce genre d’incident, affirme un orpailleur sur le site minier de Balandougou dans le cercle de Kangaba.

Source: studiotamani

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