Prévention et gestion des catastrophes naturelles : femmes et jeunes comme des remparts

Un atelier de renforcement des capacités des associations et organisations féminines sur le système d’alerte précoce, de réduction et de gestion des risques de catastrophes en genre du Projet de la Banque mondiale (BM) s’est ouvert, mercredi, à Bamako, a constaté l’AMAP.

 

La rencontre organisée par la direction générale de la protection civile, en collaboration avec la Banque mondiale, réunit les regroupements de femmes de Kayes, Koulikoro et du district de Bamako. Elle vise à contribuer au renforcement des capacités des organisations féminines sur les risques climatiques et les mesures de prévention à travers les femmes leaders du pays, harmoniser leurs connaissances sur les concepts de changement climatique et de gestion des risques de catastrophe.

La représentante de la Banque mondiale, Mme Kouyaté Goundo Sissoko, a rappelé que le projet CREWS est une initiative développée par son institution financière. Elle porte sur le renforcement des observations, de la surveillance et des prévisions axées sur les impacts dans le domaine hydrométéorologique, de l’amélioration du système d’alerte précoce. Cela est relatif à la sécurité alimentaire, à la mise en place de service d’alerte précoce en cas d’inondation et le développement des capacités d’intervention des services de protection civile, explique-t-elle.

La BM a mis en place le fonds d’affectation spéciale pour cette activité dans notre pays, au Burkina-Faso et au Niger. Son objectif est d’anticiper sur les catastrophes en investissant dans les services météorologiques et hydrauliques, a indiqué Mme Kouyaté.  De nos jours les questions de genre, a constaté l’inspecteur en chef à la direction générale de la protection civile, le colonel Djibril Tamboura, sont transversales et universelles. Ces thématiques nécessitent une attention particulière. Mais les femmes et les jeunes ont une place prépondérante dans la réduction substantielle des pertes et dommages liés aux catastrophes.

Le Mali est, particulièrement, sensible et vulnérable aux changements climatiques, notamment une grande variabilité inter annuelle de la pluviométrie et une crise multidimensionnelle. Cette situation exacerbe les difficultés d’accès à des opportunités. Les inégalités contre certains groupes de personnes, notamment les femmes se sont renforcées.

En adéquation avec les dispositions sur le plan mondial, le gouvernement a mis en place un dispositif de gestion des catastrophes, en créant la plateforme de réduction des risques de catastrophes pour atténuer les effets des catastrophes sur les populations.

SYW/MD

(AMAP)

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