Inondations du 16 mai dernier : Les dégâts estimés à 6 milliards de Fcfa, selon des études

Les études ont révélé que les inondations de mai dernier, à Bamako, ont causé une perte financière de près de 6 milliards de Fcfa et, pour réparer l’ensemble des dégâts causés, l’Etat malien aura besoin d’environ 19 milliards de Fcfa, a affirmé, mercredi, le directeur général adjoint de la protection civile, le colonel Tiécoro Samaké.

 

Le colonel Samaké, qui partageait, lors d’un atelier, les résultats des travaux des experts commis comprendre les causes du sinistre, a ajouté que les partenaires financiers devront, selon lui, aider l’Etat malien à mobiliser ces fonds. Toutefois, pour empêcher que de tels sinistres se reproduisent, il a souhaité la dotation du Mali d’un système d’alerte et de prévention des inondations.

La session s’est déroulée, sous la présidence du directeur général adjoint de la protection civile, en présence du représentant du gouverneur du district de Bamako, Yaya Waigalo, et des délégués de la Banque mondiale et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), respectivement, Koffi Hounkpè et Mafing Koné.

Le représentant de la direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat, Yakouba Diarra, a rappelé que la construction anarchique et désordonnée sur les voix de passage de l’eau est la principale cause des inondations. « Les gens sont allés jusqu’à occuper, carrément, ces voies de passage. Ce qui obstrue le passage de l’eau », a-t-il déploré, ajoutant que seul le respect des textes sur la construction peut contribuer à éviter des drames de ce genre.

Il a été recommandé la délocalisation des structures de base comme des Centres de santé, des écoles etc.

Le Mali, à travers la direction générale de la protection civile, a sollicité et obtenu l’appui de l’Union européenne (UE), de la Banque mondiale et du PNUD qui ont, à cet effet, mis des experts à la disposition de la direction générale de la protection civile pour mener cette étude.

La méthode utilisée pour détecter les motifs des faits est l’évaluation des pertes, dommages et besoins de relèvement (PDNA-DRF sigle anglais). Des experts étrangers et les agents des différents services concernés par le drame (eau, environnement, santé, éducation et infrastructures) ont, à la fin des travaux, fait le point des constations.

Après les études, les partenaires ont décidé d’organiser cet atelier de formation de deux jours au cours duquel, les agents de la protection civile et des autres services concernés apprendront la méthode PDNA-DRF.

ABM/MD

(AMAP) 

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