Gestion des eaux usées : Les stations de traitement fonctionnement normalement

Une délégation de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM) a visité, lundi, successivement, les stations de traitement des eaux usées du Centre national d’appui à la lutte contre la maladie (CNAM), du Centre hospitalo-universitaire (CHU) du Point G et de la Zone industrielle de Sotuba, pour constater le bon fonctionnement de ces ouvrages.

 

La visite de cette délégation, composée du responsable de la communication, Siriman Kanouté, du chef département travaux, Ousmane Dembélé, et du chef de section des travaux, Amadou Oumar Kanté,entre dans le cadre des efforts de l’ANGESEM dans la gestion durable des stations d’épuration des eaux usées, à travers le pays. Il s’agissait, aussi, de vérifier les rumeurs, finalement sans fondement, sur l’arrêt de ces stations.

Rappelons qu’avant l’acquisition de ce système d’épuration, le dispositif de gestion de ces eaux était une fosse septique. Face aux risques d’infection et fort de l’expérience réussie de l’hôpital du Point G, l’ANGESEM, en concertation avec les responsables de cet établissement situé sur les hauteurs de Bamako, a initié la construction d’autres stations d’épuration au CNAM et à l’hôpital de Sikasso.

La délégation a constaté le bon fonctionnement de l’ouvrage du CNAM alimenté par un réseau d’égouts de 1286 ml comprenant 77 regards. De type réacteur biologique, la station de traitement se compose d’un dégrilleur (tamis en spirale), d’un poste de relevage, d’un autre de dégraissage-dessablage, d’un bassin d’aération/décantation (bio réacteur), d’un poste de dosage et d’une cabine technique.

Installée dans l’enceinte du centre, elle a une capacité de traitement de 100 m3/jour et répond aux risques infectieux liés aux effluents hospitaliers. La station fonctionne grâce à un système de bio-séquentiel. « Ce système fonctionne, de façon séquentielle, incluant le dégrillage, le pompage, le raclage pour, ensuite, connaître son épuration au bassin de traitement », a expliqué le chef de section des travaux, Amadou Oumar Kanté.

La délégation s’est, ensuite, rendue à la station d’épuration de l’hôpital du Point G qui a une capacité de 500 m3/jour, pour un traitement journalier actuel de 300 m3 d’eaux usées. A ce niveau, les visiteurs ont eu les explications nécessaires sur le système d’épuration. Cap sur Sotuba, où se trouve la station centrale d’épuration des eaux usées de la Zone industrielle.

Selon Amadou Oumar Kanté, cette station fonctionne à l’aide d’un système de lagunage naturel de bassin à bassin, constitué de puits. D’un volume de traitement de 1500 m3/ jour sur une capacité installée de 5000 m3/ jour, elle se compose d’une chambre de réception dotée d’un poste de dégrillage et de pompage. A cela, s’ajoutent deux grands bassins aérobies de 5000 m3 et huit bassins anaérobies de 2500 m3 chacun.

Dans ce système de lagunage par bassin, les bassins aérobies concentrent et traitent les bactéries. Quant aux bassins anaérobies, ils finalisent l’épuration des eaux pour, ensuite, les acheminer vers le fleuve. A ce jour, 25 unités industrielles sont connectées à la station et 11 sont équipées d’unités de prétraitement.

L’ANGESEM, dans sa mission de gestion des eaux usées, dispose de 9 stations d’épuration, notamment deux à la Zone industrielle. Le CNAM, la Cité administrative, le Point G, l’Hôpital du Mali, les hôpitaux de Sikasso, Mopti et Tombouctou, disposent, chacun, d’une station. Toutes sont opérationnelles.

TC/MD

(AMAP)

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