Changements climatiques : La maîtrise de l’eau, une des solutions appropriées pour l’agriculture malienne

Alors que le monde entier a les yeux rivés sur Katowice, en Pologne, où se tient la 24eme Conférence sur le climat (Cop24) j tous les indicateurs du réchauffement climatique sont dans le rouge et témoignent témoigne l’urgence d’agir. D’où cette contribution de belle facture du Président Directeur Général de l’Office du Niger, Dr Mamadou M’Baré Coulibaly qui estime que pour faire face aux changements climatiques, l’État doit faire une gestion rationnelle de l’eau. (Lisez plutôt).

Comme vous le savez tous, l’économie de notre pays, le Mali, est basée principalement sur le secteur primaire (l’Agriculture, l’élevage et la pêche) qui emploi 80% de la population active et contribue pour près de 40% au Produit Intérieur Brut (PIB).

En tant que pays sahélien, il est affecté durement par les effets des Changements Climatiques qui se manifestent par la diminution de la pluviométrie, l’augmentation de la température conduisant à des évènements exceptionnels et à la fréquence des épisodes climatiques comme la sécheresse.

Tous ces évènements constituent une menace pour l’agriculture malienne et créent par conséquent les conditions d’insécurité alimentaire ainsi que de pauvreté dans le milieu rural.

Je voudrais, en guise de rappel, souligner que déjà en 2008, d’après les scénarii consignés dans le rapport sur la lutte contre le changement climatique : « un impératif de solidarité humaine dans un monde divisé », les Nations Unies tiraient la sonnette d’alarme en ces termes : je cite : « le réchauffement mondial découlant du changement climatique, entraînera des inondations, des sécheresses qui conduiront aux déplacements massifs des populations et à l’effondrement des systèmes agricoles qui entretiennent la survie de plusieurs millions de personnes. Si rien n’est fait, les 40 % de la population mondiale la plus pauvre, soit environ 2,6 milliards de personnes, seront condamnées à un futur comportant moins d’opportunités » fin de citation.

Les Changements climatiques sont d’autant à craindre pour notre pays, qu’ils affectent en premier lieu, les petits exploitants agricoles qui le plus souvent, n’ont pas bénéficié de financement conséquent pour lutter contre le phénomène. C’est pourquoi, son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République, Chef de l’Etat, a fait de l’amélioration de la sécurité alimentaire et du développement économique rural une des priorités de son projet de société lors des élections présidentielles.

La sécurité alimentaire et nutritionnelle comme dimension de la souveraineté alimentaire est au cœur de la Politique de développement agricole du Mali (PDA). A cet effet, le Président a pris l’engagement d’allouer à partir de 2015, 15% du Budget national au développement rural.

Dans son approche par rapport à cette problématique, l’Office du Niger participera à la mise en œuvre du Programme national d’investissement dans le secteur agricole (PNISA), à travers la consolidation des acquis enregistrés dans la mise en œuvre des stratégies majeures du Gouvernement jusqu’ici initiées pour renforcer la résilience du secteur Agricole malien aux changements climatiques.

Il s’agit principalement de la maîtrise et de la mobilisation des ressources en eau de surface et souterraine ainsi que leur exploitation optimale aux fins de mener des activités Agricoles.

Cette maîtrise de l’eau pour l’agriculture vise à affranchir au maximum la production agricole des aléas climatiques en rendant les ressources en eau disponibles en quantité et qualité suffisantes pour la satisfaction des besoins en eau des exploitations agricoles, conformément aux principes de gestion durable et intégrée des ressources en eau.

A cet égard, l’Office du Niger constitue l’une des passerelles les plus appropriées pour parvenir au renouveau du secteur agricole à travers entre autres :

  • La définition d’une politique d’investissement,
  • La garantie d’une Gestion optimale et durable des aménagements,
  • L’intensification et diversification de la culture irriguée,
  • La redéfinition du rôle des intervenants dans le sous–secteur de l’irrigation, l’appropriation du processus d’identification, de mise en place et de gestion des investissements par les bénéficiaires ;
  • Le renforcement de la résilience des paysans tout en assurant leur connexion progressive au marché à travers le développement des chaines de valeur.

Source: Le 22 Septembre

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