Rentrée scolaire à Bamako : Réel démarrage au fondamental, derniers réglages au secondaire

Des écoles fondamentales de la capitale ont déjà entamé les cours pour la nouvelle année scolaire, après le lancement officiel de la rentrée scolaire 2109-2020, mardi 1er octobre 2019, par le ministre de l’éducation nationale, mais certains lycées et établissements professionnels en sont au stade des derniers réglages

 

Le tour de quelques écoles fondamentales, professionnelles, lycées (publics et privés) de Bamako a permis d’établir que, si l’ouverture des classes est réelle, le démarrage des cours n’est pas effectif dans certains lycées et écoles professionnelles.
Au lycée Tiéba, au Badialan I, les lycéens sont en classe à notre passage. Tandis que certains professeurs dispensent les cours dans les classes de 11è et 12è année, d’autres donnent le programme de l’année. « Les leçons ont proprement commencé, depuis le mardi 1er octobre 2019, chez nous. Ce sont les classes de terminales et 11è année qui sont concernées. Nous attendons les orientations des élèves de 10è année », rassure Mme le censeur du lycée Tiéba, Raba Diallo.
Même son de cloche aux lycées Alfred Garçon, Tabara Guèye, Ba Nassoun. Cependant, au Centre de formation professionnelle de Médine (CFP), les étudiants reçoivent leurs fournitures pour l’année scolaire. « J’ai perdu ma fiche d’inscription… on ne m’a pas encore donné mes cahiers… Les autres prennent leurs effets scolaires », nous signale Samba Diallo, élève de 2è année TP au CFP.
Aucun membre de l’administration de cet établissement scolaire professionnel n’était disponible. Mais, les cours n’ont pas encore commencé au CFP. Du moins, à notre passage. Les élèves professionnels de l’ECICA, aussi, reçoivent leurs cahiers et autres matériels scolaires.
Au Lycée Kankou Moussa, sur la rive droite du district de Bamako, vers 11h30 mn, aucun signe de démarrage des études. Les élèves sont éparpillés en petits groupes partout dans la cour. Certains sont occupés à lire le tableau d’affichages pour retrouver leur évolution scolaire. Nous avons rencontré certains lycéens aux alentours de l’établissement et d’autres sur le chemin du retour à la maison. Des parents d’élèves et enseignants font le va-et-vient à la direction. Après une trentaine de minutes d’attente au secrétariat, le proviseur nous reçoit dans son bureau. Toutefois, il refuse tout commentaire sur le démarrage des cours dans l’établissement, tout en nous renvoyant à l’Académie. L’atmosphère qui règne ici ne reflète, en rien, la reprise totale des cours.

PAS DE DIFFICULTES MAJEURES – Peut-on dire que la rentrée scolaire est effective dans les écoles fondamentales du district de Bamako ? Au-delà des jeunes écoliers sur les routes de l’école, durant cette première semaine de rentrée officielle des classes, les administrations des différentes écoles fondamentales se réjouissent de la reprise qui est, globalement, majoritaire.
Vers 10 heures, à la récréation, nous arrivons au Groupe scolaire Mamadou Konaté, au Quartier du fleuve. Le groupe scolaire compte six écoles de 1er cycle avec une direction chacune et quatre directions de second cycle. Ce qui fait dix écoles avec dix directions. Des élèves sont dans la cour de l’école. Tout semble se passer normalement, du moins au vu de l’atmosphère qui prévaut dans cet établissement. Le directeur coordinateur du Groupe scolaire Mamadou Konaté, Abdramane Diallo, assure que « la rentrée scolaire a été effective ». En tant que coordinateur, il n’a pas enregistré de difficultés majeures, « puisque, les travaux ont été faits en amont », notamment, par rapport à l’orientation des élèves au niveau du second cycle et la liste des élèves admis aux classes supérieures dans les différentes écoles fondamentales. « Donc, il n’y a pas eu de problème majeur. La rentrée s’est très bien passée au sein du Groupe scolaire Mamadou Konaté », explique le directeur coordinateur.
Il ajoute que les enseignants étaient présents mardi. « La consigne donnée au 1er octobre était le thème national portant sur la culture de la paix à dispenser dans toutes les classes de la 1ère à la 9è année. Les maîtres ont été présents pour dispenser ce cours», précise le premier responsable du Groupe scolaire Mamadou Konaté. Il relève que « bon nombre d’élèves sont, aussi, présents depuis le premier jour de la rentrée scolaire ». « Les quelques retardateurs, en vacances dans des localités éloignées de Bamako, sont venus mercredi. Présentement, les cours se déroulent normalement », a affirmé Abdramane Diallo.
Au Groupe scolaire Mamadou Diarra N°2 de Médina Coura, il est midi à notre arrivée. Dans ce tohu-bohu, le directeur du second cycle, Singuipiri Aldiouma, indique : « C’est comme d’habitude. Ici, à chaque rentrée scolaire, on procède au désherbage bien avant le jour J ».
« Le mardi 1er octobre 2019, les enfants sont venus très nombreux et ont d’abord monté le drapeau national, avant de commencer les cours. On nous avait donné un thème national basé sur la paix. Nous avons consacré les deux premières heures de la rentrée scolaire à ce thème », explique Singuipiri Aldiouma, la cinquantaine révolue.
« En termes de difficultés, dira-t-il, il faut mentionner que certains professeurs ne sont pas venus le premier jour de la rentrée ». Par ailleurs, le directeur du second cycle du Groupe scolaire Mamadou Diarra N° 2 de Médina Coura a fait un plaidoyer en direction des administrateurs. Il demande aux Académies d’enseignement (AE) et Centres d’animation pédagogique (CAP) de tout faire pour que les écoles reçoivent des documents à donner aux enfants. « Les parents pensent que le ministère a déjà doté les écoles de documents pour qu’elles les distribuent aux élèves».

Oumar DIAKITé et
Moussa DIARRA

L’Essor

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