Niono : Le lycée public observe la grève et une suspension d’activité à la suite de l’attaque de la prison

Niono, 08 janvier (AMAP) Le lycée public de Niono observe une suspension de travail suite au mouvement des syndicats signataires du 15 octobre 2016 auquel s’est greffée une suspension du travail, en raison de l’insécurité qui prévaut dans cet établissement, mitoyen de la prison récemment attaquée par des individus armés non identifiés.

A l’image de leurs collègues des autres lycées membres des syndicats grévistes, les professeurs du lycée public « sont en grève mais assurent le service minimum », a confié le proviseur Anse hé Arama.

Le secrétaire général du Syndicat des enseignants du secondaire (SYNESEC) du lycée, Passani Diassana, indique que la grève des professeurs s’est greffée à cette situation d’insécurité.

Dans une lettre adressée aux autorités administratives et politiques locales et régionales, les deux syndicats (SYNESEC, SYPESCO) signalent que c’est la deuxième fois, à l’issue de l’attaque de la Maison centrale d’arrêt contigüe au lycée public, que les assaillants investissent l’enceinte de l’établissement, « confinant le gardien et sa famille, fort heureusement, pour l’instant, en absence des professeurs et des élèves ».

Selon les syndicats, les impacts de balles sur la maison du gardien témoignent de la violence de la dernière attaque. « En conséquence, nous nous réservons le droit de suspendre toutes les activités pédagogiques au lycée public de Niono pour préserver nos vies et celles des apprenants », ajoutent-ils.

Interrogé sur cette suspension de travail, le proviseur dit ne pas en être informé, n’ayant pas reçu de correspondance, en tout cas, au moment où nous passions.

Par contre, le 2ème vice président du Conseil de cercle, Moussa Traoré, a affirmé avoir reçu une correspondance, en date du 7 Janvier, lui notifiant la suspension de travail des syndicats. Il a déploré cet arrêt de travail avant d’ajouter que les syndicalistes n’ont pas donné le temps aux autorités de gérer cette situation. Selon M. Traoré, « seule la concertation peut aider à trouver une solution à ce problème ».

MS/MD (AMAP)

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